•  La guerre en Mini-Suisse

     

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    Quelque part dans l'herbe, en juin 1927...

     

     

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    -          Gélagnac : Vous êtes bien installés, ici.

    -          Eva : oui, mais nous sommes un peu trop reclus. Plusieurs des nôtres ont quitté le village et nous ne sommes plus que 9 à y vivre, avec Pontarloos, ses assistants, la milice et quelques familles de paysans-à-tout-faire.

     

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    -          Eva : Voici le chef de la milice. Davy Coquette. C’est un aventurier, une véritable légende ici. Un coureur des hautes herbes qui aurait, dit-on, tué une mante religieuse à mains nues quand il était gamin. Il fait aussi des exhibitions de rodéo dans la cité, du rodéo sur des scarabées, ce qui est plus zen…Bonsoir Monsieur Coquette !

     

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    -          Davy Coquette : Foutre-belette ! Voilà ma grande copine Eva qui s’en revient du futur ! La visite vous a intéressée ?

    -          Eva : Nous avons même décidé d’emménager tout de suite ! Davy, je vous présente Edmond, mon arrière-petit-fils !

    -          Davy Coquette : … ?

     

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    -          Eva : Et voici le Colonel Salicorne, chef de la Sécurité à bord de la Cité Volante. Il vient vous assister pendant les opérations, pour que nous ne soyons pas dérangés par les braconniers !

    -          Davy Coquette : Les braconniers ? Ah, la bonne blague !

    -          Salicorne : Pourquoi c’est drôle ?...

     

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    -          Davy Coquette : Mon cher Salicorne, ça s’agite beaucoup dans la pelouse ! Vos gros frelons mécaniques auront peu de temps pour faire le déménagement, à mon avis ! Une belle bagarre se prépare !

    -          Salicorne : J’aimerais mieux pas !

     

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    -          Gélagnac : Dydrar ? Ce soir, nous allons faire l’inventaire de ce qu’il y a à charger. Il faudrait faire venir deux autres Geckos pour tout faire partir en un seul voyage dès demain matin, ce serait préférable.

    -          Eva : Oui, je pense que 4 appareils suffiront.

    -          Dydrar : Entendu. Un hélicoptère est également en position à l’entrée est du village.

     

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     _      Les voilà !!

     

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    -          Davy Coquette : Foutre-belette !!

    -          Salicorne : Hein ? 

    -          Davy Coquette : Quand je vous disais que ça s’agitait ! Les guetteurs signalent que nos visiteurs ont mis en batterie un canon d’un calibre inhabituel.

    -          Salicorne : Quels visiteurs ?...

     

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    -          Lieutenant Gywern : Colonel !... Léandre ! Vous devriez voir ça !

     

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    -          Gywern : A mon avis, ça ne ressemble pas à une bande de braconniers. C’est l’armée régulière !

    -          Salicorne : Tu crois ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

     

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    -          Pontarloos : Colonel, j’emmène les civils montvilliens dans l’hélicoptère, nous partons à l’abri à bord du Sasgarion. Les familles du village, elles, ont reçu l’ordre de se réfugier dans la combe, de l’autre côté du ruisseau.

    -          Salicorne : Vous pouvez m’expliquer ce qui se passe ?

    -          Pontarloos : Le climat politique est un peu crispé depuis votre arrivée. L’armée royale et les ministres veulent faire pression sur nous mais il ne faut pas céder. Tenez bon et ils vont rapidement voir le juste côté des choses. Il est capital de protéger ce fort et ses installations.

    -          Salicorne : Nous ne sommes pas en guerre !

     

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    -          Pontarloos : Si, presque. Mais si vous leur faites peur, vous éviterez le pire. Gagnez du temps, c’est essentiel. Bon allez, je vous laisse. Bon courage !

     

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    -          Salicorne : ...Alors, Coquette, vous en pensez quoi ?

    -          Davy Coquette : C’est la plus jolie armée que j’ai jamais vue.

    -          Salicorne : Ce qui m’inquiète, c’est qu’on ne va pas tarder à la voir de près. Vous savez que votre patron vient de se barrer ?...

     

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    -          Davy Coquette : Vraiment ? Il fait toujours ça. Ce n’est pas la première fois que le roi et lui sont en bisbille. Pontarloos est un peu un Etat dans l’Etat. Le roi le supporte parce qu’il a besoin de lui et qu’il lui fait peur. Mais les choses sont rarement allées aussi loin… Ce qui est nouveau, c’est vous. Le roi a sûrement décidé de saisir votre Cité Volante, alors que l’Honorable Pontarloos voudrait la garder pour lui. Il est très possessif, vous savez... Si l’armée nous attaque vraiment, il va essayer de convaincre vos amis de riposter et de renverser le roi.

    -          Salicorne : Nous ne sommes pas là pour ça !

    -          Davy Coquette : Tout dépend du degré de motivation de Sa Majesté Milka…

     

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    -          Feuer !!

     

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    -          Pour sûr, c’est un gros canon, Davy ! Et il tire de drôlement loin !

     

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    -          Salicorne : Maintenant, on la connaît sa motivation. Quoique vous en pensiez, je pars d’ici avec mes hommes ! Nous sommes neutres et tenons à le rester !

    -          Davy Coquette : Il n’y a plus de place pour la neutralité, hélas. Ils vont tenter un assaut. Aidez-moi à le repousser, ça suffira peut-être à calmer le jeu. Prenez position sur le mur nord, je couvre la redoute avec mes hommes.

     

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    -          Gywern : Unité de Sécurité à Gecko 5. Vous les avez repérés ?

    -          Oui. Je vous envoie les coordonnées pour le réglage du tir. La zone est relativement dégagée.

    -          Salicorne : J’espère que nous ne toucherons personne. Ce serait mal venu pour des neutres…

    -          Gywern : Nous n’avons pas le choix. Ce canon, là-bas, ne fait pas de distinction et nous sommes tous exposés. Gecko 5 va descendre en piqué pour faire fuir les soldats et nous pourrons ensuite ouvrir le feu.

     

     

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    -      Davy Coquette : Joli coup, Colonel ! On est bien parti pour les énerver encore plus ! Au boulot, messieurs. Notre mission : résister et gagner du temps !

    -      Salicorne : Foutu pays...

     

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    -       Battez la retraite !

     

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    -      Davy Coquette : Ne tirez plus ! Regardez, ils se retirent.

     

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    -      Davy Coquette : Il fera nuit dans deux heures. Ils ne tenteront plus rien avant demain matin.

     -      Salicorne : Plusieurs de nos appareils sont en approche. Je vous en prie, venez avec nous, évacuez !

     -      Davy Coquette : Merci de votre proposition. Mais je suis confiant. Nous les repousserons aussi demain. Les habitants du village seront alors bien loin d'ici et nous nous sauverons dans la prairie le moment venu.  

     

      Devant le village fortifié de Pontarloos, le lendemain, 7h20

     

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    -      Votre Majesté, nous sommes prêts !

     -      Roi Milka : Finissons-en ! 

     

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    -     Davy Coquette : Messieurs... Bonne chance ! Si à un moment vous sentez la lassitude vous gagner, évacuez par les hautes herbes au sud.

     

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    -      A l'attaque !

     

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    (Au piano, le Capitaine Detlev Strossenmeier. Inépuisable romantique et pessimiste décalé, il nous interprète, en direct au coeur de la bataille, la chanson de William Sheller : "Un homme heureux")

     

    Pourquoi les gens qui s´aiment
    Sont-ils toujours un peu les mêmes?
    Ils ont quand ils s´en viennent
    Le même regard d´un seul désir pour deux
    Ce sont des gens heureux

     

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    Pourquoi les gens qui s´aiment
    Sont-ils toujours un peu les mêmes?
    Quand ils ont leurs problèmes
    Ben y a rien à dire
    Y a rien à faire pour eux
    Ce sont des gens qui s´aiment

     

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    Et moi j´te connais à peine
    Mais ce s´rait une veine
    Qu´on s´en aille un peu comme eux
    On pourrait se faire sans qu´ça gêne
    De la place pour deux

     

    Mais si ça n´vaut pas la peine
    Que j´y revienne
    Il faut me l´dire au fond des yeux
    Quel que soit le temps que ça prenne
    Quel que soit l´enjeu
    Je veux être un homme heureux

     

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    Pourquoi les gens qui s´aiment
    Sont-ils toujours un peu rebelles?
    Ils ont un monde à eux
    Que rien n´oblige à ressembler à ceux
    Qu´on nous donne en modèle

     

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    Pourquoi les gens qui s´aiment
    Sont-ils toujours un peu cruels?
    Quand ils vous parlent d´eux
    Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
    Ce sont des choses humaines

     

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    Et moi j´te connais à peine
    Mais ce s´rait une veine
    Qu´on s´en aille un peu comme eux
    On pourrait se faire sans qu´ça gêne
    De la place pour deux

     

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    Mais si ça n´vaut pas la peine
    Que j´y revienne
    Il faut me l´dire au fond des yeux
    Quel que soit le temps que ça prenne
    Quel que soit l´enjeu
    Je veux être un homme heureux

     

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    Je veux être un homme heureux
    Je veux être un homme heur...

     

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    -      Pan !

    -      ERRRRRGH !

     

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  • 16-02-2013

    (voir "Clématitsia Mouettovna et la tentation de la religieuse au chocolat"

    et "Clématitsia Mouettovna est toujours accro au chocolat")

     

    Depuis trois ans déjà, Clématitsia Mouettovna était la compagne de l'immarescible et turbulent ministre Bernache Oyatoviche Calogine, le mini-homme qui détenait la réalité du pouvoir dans le mini-royaume de Casteigne, quelque part sous les vertes frondaisons du Jardin d'Arrochelle, à Groffliers.

     

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    Bernache Oyatoviche avait résisté à tout, même à une défaite contre le royaume d'Eléborance. Il n'avait pas non plus rechigné à abattre ses ennemis...

     

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    ...Jusqu'au propre époux de Clématitsia Mouettovna, le Capitaine Moulefritoroff... Amoureuse jusqu' à la déraison, Clématitsia avait failli la perdre plusieurs fois, la raison.

     

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    Le chocolat avait été son meilleur ami, son plus effiace soutien, et son acoutumance démesurée à cette friandise était devenue légendaire dans les mini-nations...

     

    Contre l'Eléborance, Bernache Oyatobiche avait imaginé une alliance avec l'Empire Hédonien. L'Empereur Merlimont proposa une rencontre au sommet pour discuter un peu de tout ça.

     

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    Le jeune roi Flaive III réunit donc tous les seigneurs et officiers de sa Cour et l'ordre du départ fut donné.

     

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    Bernache Oyatoviche était le dernier à quitter le palais, en compagnie de ses fidèles complices. Cela faisait bien trois semaines qu'ils ne s'étaient pas vus pour comploter, et ça leur manquait.

     

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    Le chemin est vite fait, il se fait à pied : la frontière avec la Casteigne ne se trouve qu'à une quinzaine de mètres, .derrière un buisson de roses...

     

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    L'Empereur Merlimont accueille ses invités avec la Garde Hédionienne, dont les tambours font un boucan de tous les diables. Et à ceux-là, s'ajoutent ceux de la Garde Casteignane. Clématitsia Mouettovna a la tête qui tourne, elle a une petite fringale.

     

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    Après avoir souhaité la bienvenue au roi Flaive, l'Empereur d'Hédonie invite les Casteignans à entrer dans un pavillon construit rapidement avec l'aide des Grands, où les attend un banquet imaginé par l'Impératrice Radegonde.

     

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    Et ô surprise, ce banquet consiste en fabuleuse assortiment de douceurs, avec du sucre et de la gélatine multicolore à s'en faire péter les mirettes...

     

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    Les Casteignans, impressionnés (et c'était bien le but), osent à peine pénétrer dans cette salle... Mais très vite, ils se lâchent et c'est l'orgie.

     

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    Clématitsia Mouettovna est aux anges, mais elle reste un peu crispée. On sent bien qu'elle se retient...

     

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    Pendant que Bernache Oyatoviche, le roi et l'Empereur parlent déjà politique et stratégie, Clématitsia Mouettovna musarde entre les colonnes de sucre blanc, en essayant de penser à autre chose.

     

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    Un officier hédonien lui fait un signe discret. "Votre Altesse, il y a ici un escalier qui mène à l'intérieur du palais. Vous y trouverez peut-être une autre salle à votre goût !".

     

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    Aaargh !! Des gâteaux au chocolat et à l'orange ! Clématitsia vacille, submergée par l'émotion jusqu'à oublier la fragilité de ses quatre mois de sevrage...

     

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    ...Et elle ne peut résister plus de quelques secondes. "Schrompf schrompf schrompf schrompf schrompf !"

     

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    Ayant remarqué que de nombreux Hédoniens étaient rentrés dans le palais et s'étaient entassés sur un vaste balcon circulaire, Bernache Oyatoviche et les siens découvrent le désastre et interviennent pour ceinturer la jeune femme qui était en train de jeter toute dignité aux orties.

     

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    Pendant que la salle résonne des rires des Hédoniens, Clématitsia se débat et insulte les gentilshommes. "Barrez-vous les peigne-cul ! Ce sont MES gâteaux !!"; "Cornegidouille, la salope m'a mordu !!"

     

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    Furieux et humilié, Bernache Oyatoviche comprend enfin que l'Empereur n'avait à peu près rien à foutre d'une alliance avec la Casteigne. Cette petite sauterie n'avait d'autre dessein que de le ridiculiser à travers l'addiction irrépressible de Clématitsia Mouettovna...Laquelle doit reprendre d'urgence les soins et la chambre, sous bonne garde.

     

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    Le lendemain, le roi Réginar d'Eléborance était invité en Hédonie pour finir les restes du banquet... et regarder la vidéo de la rencontre au sommmet.

     

    Cet affront aura-t-il des conséquences politiques ? L'orgueil blessé de Bernache Oyatoviche Calogine va-t-il entraîner la Casteigne dans un nouveau conflit ?

     

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    L'Histoire le dira...

     

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    Le moment était fort difficile pour Clématitsia Mouettovna. Chaque fois qu'elle quittait ses appartements, elle entendait les courtisans murmurer sur son passage.

     

    Certains se moquaient d'elle ouvertement, ce qui était une audace encore inédite depuis que Bernache Oyatoviche tenait le royaume dans sa main :

     

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    "Pétris-moi les hanches de baisers

    Je deviens la femme chocolat

    Laisse fondre mes hanches, Nutella

    La sang qui coule en moi, c'est du chocolat chaud !" (Olivia Ruiz, "la femme chocolat"...)

     

    -       Connards !

     

    CLEMA77.jpgeux du  t.

     

    UN DES PLAISIRS :

    Venez , dieu des festins,

    Apaisez leurs querelles.

     

    COMUS :

    Que vos débats ici ne fassent point d'éclats

    Et je vous donnerai, mes belles,

    A toutes deux du chocolat.

     

    LA MUSIQUE :

    Du chocolat ! Dieu nous en garde,

    De crainte qu'on en donne à cette babillarde.

    Moi-même, je le dis, je n'en veut point goûter.

    Son caquet échauffé ne pourrait s'arrêter.

     

    LA CONVERSATION :

    Le chocolat est bon, cher Comus. Il me tarde

    Que par votre crédit

    J'en puisse un peu tâter.

    Comus, l'écouter

    C'est s'amuser à la moutarde.

    Du chocolat !

     

    LA MUSIQUE :

    Dieu nous en garde,

    Son caquet...

     

    (Extrait de "Les plaisirs de Versailles", opéra de Marc-Antoine Charpentier, 1643-1704 - Sous la direction de William Christie avec les Arts Florissants, en 1994 à l'auditorium de l'Opéra Bastille. J'y étais !)

     

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    -       FERMEZ VOS GUEULES !!!!!

    -       Mais, Madame Clématitsia Mouettovna... Il s'agit d'une répétition de la Compagnie des Arts Nourrissants...

     

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    Le Marquis d'Aigle-Cailleuse, conseiller particulier du roi, est inquiet de la situation. Bernache Oyatoviche ridiculise la Casteigne et la met dans une position dangereuse.

     

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    Mais le roi Flaive est encore très attaché à son ministre. De toute façon, personne ne semble avoir les épaules pour le remplacer, et ça, Bernache Oyatoviche y avait bien veillé... Et si jamais il ne voulait pas partir ?...

     

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    Pendant ce temps, Bernache Oyatoviche laisse les crabes s'agiter dans le panier. Il est même d'une confiance en lui un peu déconcertante.

     

    "Voyez-vous, Général, tous ces cons me jalousent parce que je suis un grand mini-homme, un très-très grand mini-homme ! Et ça, ils ne le supportent pas !"

     

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    Les ambassadeurs des mini-peuples avec lesquels la Casteigne est toujours plus ou moins en guerre tiennent eux aussi des propos curieux, qui mettent en cause la crédibilité du royaume.

     

    "Monsieur le Marquis, mon maître, le roi Réginar d'Eléborance, veut bien faire la guerre contre la Casteigne, mais il faudrait quand même qu'il y ait un minimum de sérieux en face..."

     

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    Et voilà soudain que la paix est déclarée, unilatéralement, par l'Eléborance. Comme la Casteigne n'a pas d'alliés, elle ne peut pas poursuivre le conflit pour récupérer le buisson de groseilles du Haut-Plumétinat, conquis par Réginar 2 ans plus tôt.

     

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    Bien que très entouré, trop peut-être, le roi Flaive ressent lourdement la solitude du pouvoir... Même s'il ne lui en reste pas beaucoup.

     

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    Quelques jours plus tard, le palais de Casteigne réunit toute la Cour pour l'anniversaire du roi Flaive, qui souhaite faire oublier pour un moment les tensions politiques.

     

    La Grande Galerie est redécorée pour l'occasion.

     

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    Le roi et la reine s'arrêtent pour faire un petit salut poli, et un peu forcé, au ministre Bernache Oyatoviche et à sa fantasque compagne...

     

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    ...Et s'éloignent prestement.

     

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    Et déjà, sentant Bernache Oyatoviche affaibli, ses adversaires complotent à leur tour pour tenter d'accélérer sa chute.

     

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    Mais Bernache Oyatoviche Calogine, le Lion du Potager de Groffliers (Pas-de-Calais) a toujours des griffes, et il saura s'en servir le moment venu !

     

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    Non, décidément, l'histoire est loin d'être finie...

     

    FIN


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  •  08-03-2013

     

      CLEMA90

     

    Résumé de l'épisode précédent : Quelque part près de Berck-sur-Mer, un vaste jardin abrite des peuples miniatures, confiés à la garde d'une famille de Grands. Mais ce n'est pas une responsabilité facile : le mini-monde est au moins aussi fou que le grand.

    Dans le royaume de Casteigne dominé par le ministre Bernache Oyatoviche Calogine, une jeune femme, Clématitsia Mouettovna Moulefritorovna, qui est la maîtresse du dictateur, est confrontée à une névrose qui la pousse à engloutir des quantités déraisonnables de sucreries, en particulier du chocolat. Mais à ce niveau du pouvoir, ce mal psychologique est une affaire d'Etat.

     

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    -     Bernache Oyatoviche : Docteur, voilà onze semaines que j'ai confié Madame Clématitsia Mouettovna à vos bons soins. Et je ne vois guère de changements !

    -      Le docteur : J'ai dû réintroduire une ration de chocolat dans son alimentation, car il n'y a que ça qui apaise ses frustations principales. Mais je vous assure qu'elle supporte de mieux en mieux la vie en société et qu'elle est globalement plus calme et plus sereine, moins agressive...

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Ma douce amie, comment allez-vous ? Je vois que vous jouez du clavecin, c'est bien, ça !

    -      Clématitsia Mouettovna : Oh oui, mon tendre amour, vous aimez ? Merci de m'avoir offert ce joli instrument ! Et je vous emmerde !

    -      Le docteur : Euh...

     

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    -      Le docteur : En même temps, Votre Excellence... En quoi est-ce gênant de lui laisser ce dérivatif sucré ? Elle peut bouffer tout ce qu'elle veut, elle ne grossit même pas...

    -       Bernache Oyatoviche : Demain, c'est la guerre. Nous livrons bataille contre l'Empereur Merlimont à Lombricbourg. Toutes les grandes dames de la Cour y seront ! Elle doit être présentable devant le roi et les troupes ! Et puis ça la sortira un peu !    

     

     

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    Bernache Oyatoviche passa une bonne partie de la nuit à préparer un plan de bataille. Ce faisant, il usurpait les pouvoirs et compétences des généraux casteignans, mais c'était tout à fait dans son caractère.  

     

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    Et au petit matin, toute la maisonnée était debout, prête à partir pour la guerre. Il fut convenu que Clématitsia rejoindrait le village avec sa dame de compagnie, à l'arrière des lignes, là où on aurait la meilleure vue sur le paysage des lourds événements en préparation.

     

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    Le roi Flaive s'était levé fort tôt, lui aussi, en proie à l'inquiétude et au doute. Il errait dans le palais en bougonnant. Et il bougonnait en vers, comme font parfois les Casteignans quand ils sont stressés.  

     

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    -      Foutre-belette !! Voilà trois mois que la Casteigne s'enfonce dans un déficit public indomptable

    Dont profite grassement l'Hédonie avec la complicité des experts comptables !

    Ce matin encore, les huissiers vinrent dépouiller le palais de ses atours

    Pour le vil prix de ces dettes nécessaires mais qui n'ont plus de contours !

     

    Si une tempête avait soufflé entre ces murs,

    Elle en aurait moins décimé les meubles et les tentures !

    Le Marquis de Cailleuse a pu rassembler quelques objets avec vélocité,

    Mais il va devoir cet ignoble assortiment m'expliquer !

     

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    -      Les choses ne sont déjà pas si simples avec ma reine que je sens courroucée

    Par nos malheurs financiers sans terme additionnés ! 

     

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    -      Pfff... Et ça ?...C'est quoi, cette merde ?

     

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    -      La reine :

    Mon époux est donc à la maison, et fort peu occupé à ce que je constate.

    Je m'en suis allée seule au marché faire l'emplette de quelques bouts de patate.

     

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    -      La reine :

    Me voilà réduite à jouer notre propre domesticité, puisque dans cette situation radicale,

    La moitié de notre personnel est victime d'un plan social...

    De vos égarements, Sire, nous payons à deux les dommages.

    Et de voir comme la chute fut précipitée, j'étouffe et j'enrage !

    Pourquoi les voûtes de la galerie sud qui donnent sur nos appartements

    Sont-elles murées derrière les portes aux dérisoires battants ?

    -      Le roi :

    J'ai pu tirer un profit raisonnable d'une modeste surface du château

    Rachetée ce matin par le Prince de Saxe-Bigorneau.

     

     

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    -      La reine : Vous vendîtes notre chambre et sa suite ?

    -      Le roi : Oui, et toute l'aile sud avec ses trois termites.

    -      La reine :

    Que sont devenus ma commode de palissandre

    Et mon mini-baccarat vert tendre ?

    -      Le roi :

    Il a fallu, ma reine, éponger certains arriérés exigés par l'Empereur.

    Ces articles, somme toute assez moches, ont franchi la frontière à cette heure...

     

     

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    -      La reine :

    Je vois que nous avons touché le fond du carnage !

    Quel déshonneur pour moi que celui de votre naufrage !

    Vous laissâtes bêtement  faire à leur guise votre ministre et sa clique,

    Ce Calogine qui s'entend en économie comme moi en tektonik !

     

    Et voilà le beau résultat de votre aveuglement et votre mollesse démontrés

    Qu'aujourd'hui, même nos latrines sont en pays étranger !!

    Le peuple se rit de nous avec tant de distorsion labiale que la glotte se voit !

    Car vos actes disent bien qu'au pied du mur, vous n'êtes pas roi !

     

    Veillez au moins à remporter cette bataille qui se dessine,

    Ou bien chez mon père le roi de Rumonaquie je me débine !

     

     

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    -      Le roi :

    Ah, Monsieur le Marquis, vous voilà, mon conseiller le plus habile !

    Venez ici, que je déverse sur vous un peu de bile !

    Expliquez-moi donc le mystère de cette décoration,

    Ce fatras imbuvable, sans forme et plein de prétention !

    -      Le marquis :

    Votre Majesté, nos décorateurs ont fait avec le peu d'argent dont le souci nous préoccupe

    Un assemblage réputé zen de bibelots, statues et matériaux de récup'.

     

     

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    -      Le marquis :

    Ici, ils ont installé une oeuvre qui montre une déesse de l'Amour toute grise,

    Qui symbolise nos illusions et la beauté intérieure... A ce qu'y disent.

    -      Le roi :

    Aaaah... La déesse Askydiz ? Je ne connaissais point cette divinité !

    Je vais vite à la pensée de mon pauvre pays l'invoquer !

    -      Le marquis : 

    Ce qui nous manque, c'est un allié. Pourquoi pas le roi Réginar d'Eléborance ?

    Nous réussirions avec lui un formidable retournement d'alliances.

    C'est un jeune homme instruit et stratège, qui a votre âge,

    Et il sera sensible à votre offre de partage.

     

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    -      Le roi :

    Ah oui, le damoiseau est poète et peu adepte de gibier et de mangeaille ;

    Mais bien introduit parmi sa jeune valetaille,

    Il n'a, je le sais, point craché sur ces cuissots-là !

    Non, vraiment, Monsieur, c'est sottise que ce choix.

     

    En son palais, il tourne ses pages à une telle cadence,

    Que l'on pourrait de ce vice caricaturer l'Eléborance !

    Oncques ne vit plus stakhanoviste bardache

    Dans la prise en main de ses tendrons pour les tuer à la tâche.

     

    Qu'ai-je en communauté d'intérêts avec cet inverti aux moeurs d'hétaïre

    Qui rampe sur des carrelages pisseux et lèche des bottes en cuir ?!

    Certes, il a gagné deux guerres contre nous, mais foin des coquecigrues !

    Une alliance qui se respecte demande un minimum de vertus !

    -      Le marquis :

    ...Sire, votre voiture est prête pour vous mener au champ de la gloire espérée,

    Contre la félonne Hédonie qui a déjà tiré son épée.

    -      Le roi :

    Alors ne faisons point attendre l'adversaire arrogant et cupide.

    Ce soir, une des deux couronnes sera précipitée dans le vide !

     

     

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    -      Le roi :

    Quel magnifique spectacle ! Ces bannières au vent, ces olifans qui grognent !

    Ces cuirasses luisantes au soleil, les officiers virils qui se serrent les pognes !

    Jamais on ne vit en Casteigne pareille fête, ni autant d'hommes,

    Tant et tant, deux-cent-cinquante-trois m'ont suivi comme si j'étais héros de Rome !

     

     

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    -      Bernache Oyatoviche :

    Je trépigne, Sire, j'en ai assez d'attendre que le dénouement se présente !

    Quels sont ces bataillons en bas qui broutent leur pitance sous leur paisible tente ?

    Pourquoi ne se bat-on pas ? Qu'on en finisse ! Le soleil sera bientôt déjà haut !

    A-t-on bien transmis mes ordres ? A moi, les Généraux !

    Donnez-moi sur la situation votre verdict le plus sage

    Et rassurez-moi sur l'imminence du grand étripage !

    -      Un général :

    Les gens de l'Empereur sont déployés sous nos lignes, Monsieur.

    Le seul hic... C'est qu'ils sont deux fois plus nombreux !

    Par chance, notre armée a bon moral et tient depuis cette nuit les hauteurs.

    La prudence est de mise mais nous serons hardis quand viendra l'heure !

     

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    -      Le roi :

    Réussirons-nous, cher Bernache Oyatoviche, à éviter un sort néfaste et regrettable

    Au point où nous sommes engagés et votre plan est-il responsable ?

    -      Bernache Oyatoviche :

    Il faut, Votre Majesté, fondre comme l'alouette et charger au centre,

    Et du tourment de votre royaume, faire saigner le ventre !

    Lieutenant, avez-vous de Madame Clématitsia Mouettovna quelque message ?

    Est-elle enfin à l'abri dans le fort ou dans le village ?

    -      Le lieutenant :

    Non Monsieur, je ne sais pas encore.

    -      Bernache Oyatoviche :

    ....Oui ?.... Eh bin ?... Et la rime, alors ?...

     

     

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    Comme prévu, les courtisans étaient venus assister au spectacle de la victoire promise par Bernache Oyatoviche.

     

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    Mais ce fut l'Empereur hédonien, Merlimont Premier, qui donna le coup d'envoi de la bataille de Lombricbourg.

     

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    Clématitsia Mouettovna n'était pas dans le village, ni dans le fort. Elle avait voulu faire à son bien-aimé la surprise de le rejoindre à la tête des troupes. Mais elle se rendit compte assez vite que "la tête des troupes" était une donnée très relative, qui variait beaucoup.

     

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    Sa dame de compagnie et elle furent ballotées au milieu des lignes et le front se déplaçait en permanence autour d'elles. Selon l'ampleur des attaques et des contre-attaques, elles se trouvèrent souvent dans un camp qui n'était pas le leur.

     

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    A un moment, on les retrouva même en train de distribuer la soupe aux soldats hédoniens qui faisaient leur pause syndicale de 20 minutes, payée et comprise dans le temps de combat, ainsi qu'il est précisé dans la dernière convention collective de la petite armée impériale.

     

    -      Clématitsia Mouettovna : Comment ça, il est pas frais mon poisson ?! Si vous n'aimez pas, Monsieur, n'en dégoûtez point vos commensaux ! Suivant !!

     

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    L'Empereur constatait qu'il tenait le bon bout, mais les choses avaient tendance à patiner. Il décida donc d'envoyer sa Garde sur le point de résistance casteignane le plus tenace.

     

    -      L'Empereur : Lieutenant Pims ! C'est à vous, mon garçon ! Dégagez-moi un peu tout ça !  

     

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      -      Lieutenant Pims : A la Garde ! En avant ! Musique en tête !

     

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    La Garde traversa tout le champ de bataille, annoncée par les fifres et les tambours. Il ne s'agissait donc pas d'une attaque surprise, mais bien de la plus héroïque des charges, conduite par un jeune officier très prometteur. C'était l'instant décisif de cette méchante affaire.  

     

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    Une nouvelle fois, Clématitsia Mouettovna  fut rattrapée et happée par la bataille...

     

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    Au coeur de la mêlée, le regard du lieutenant Gustav Pims croisa celui de Clématitsia Mouettovna. Quelque chose sembla basculer en lui et il en oublia le déchaînement qui les entourait.

     

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    Il résolut immédiatement d'éloigner cette troublante personne de la bataille, comme s'il voulait la garder pour lui.

     

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    Enfin au calme, les deux jeunes gens se parlèrent longuement

     

    Pendant ce temps, le combat suivait son cours tranquille : on remarqua très vite qu'une compagnie ennemie était en train de contourner le village...

     

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    -      Oulah... Oulaaah... Oulah-oulah-oulah-oulah, c'est pas bon, ça !

    -      Vous croyez ?

     

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    -      Barrez-vous, les gens !!!

    -      HEIIIIN ?

     

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    A Lombricbourg, la pagaille était à son comble. Il y avait comme un goût de défaite dans le repli précipité des soldats casteignans. 

     

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    Gustav Pims conduisit la noble maîtresse de Bernache Oyatoviche dans le château familial de Pimsford, qui se trouvait juste derrière la frontière.

     

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    -      Madame Pims : Vous voilà déjà de retour, mon fils ? Cette bataille idiote est donc terminée ?

    -      Gustav Pims : C'est encore un peu confus. Je crois que nous avons pu avancer d'une trentaine de pas vers le sud... Je vous confie mon invitée, que j'ai sauvée des combats, Madame Clématitsia Mouettovna.

    -      Madame Pims : Clém... Tu te fous de moi ?! La poule de notre ennemi Calogine, ici ?! C'est insensé !!   

     

    Mais rien ne pouvait faire entendre raison à Gustav. D'ailleurs son père et sa soeur, résignés, ne dirent pas un mot : Gustav était comme ça, spontané et imprévisible. Une semaine plus tôt, il souhaitait ardemment demander la main de la jeune comtesse de Fortgusagne et la semaine d'avant, il voulait épouser son frère. Quant à Clématitsia Mouettovna, elle se contenta de dire "euh, merci.".

     

    Le soir venu, Bernache Oyatoviche rassemblait ses troupes épuisées au fort de Lombricbourg.

     

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    -      Le général : Bernache Oyatoviche, nous cherchons Madame Clématitsia Mouettovna. Plusieurs témoins l'ont vue au coeur de la bataille, mais elle est à présent introuvable.

    -      Bernache Oyatoviche :

    (soupir) ...Une bonne grosse journée de merde garde sa constance jusqu'au crépuscule.      

    Quelle cruelle impuissance m'étreint soudain ? Est-ce l'effet du ridicule ?

     

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    Gustav fit découvrir à Clématitsia émerveillée ce qui faisait la richesse de sa maison, qui lui avait valu d'être érigée en comté par l'Empereur : Sa famille commandait aux Grands des paquets de gâteaux et revendait au détail. Une dizaine par mois suffisait à fournir les onze mille habitants de l'Hédonie. Ils n'abusaient pas de cette gourmandise, car, disait Gustav, la dégustation devait rester un plaisir.

     

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    Un plaisir... Ce mot laissa Clématitsia Mouettovna un peu rêveuse. Et si c'était seulement ça qui manquait à sa vie depuis si longtemps ?

     

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    Clématitsia Mouettovna ne songea plus du tout à quitter la demeure de Pimsford. Prisonnière mais seulement du coeur du jeune officier insouciant, elle s'abandonna complètement à lui. Pour la première fois de sa vie, à présent aimée de la plus douce des façons, elle se sentie équilibrée et heureuse. Elle parvint même à savourer le chocolat avec modération, comme si elle en découvrait enfin le vrai goût...   

     

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    Quatre jours après la bataille, elle squattait encore le château, à la grande inquiétude de la Comtesse.

     

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    -      Mon fils, où est la noble cruche gloutonne que vous nous imposez ? Je ne la vois pas ! Elle n'est pas dehors au moins ?! Et si quelqu'un la voyait ?!

    -      Mère, nous sommes seulement allés nous baigner dans le petit bassin...

    -      C'est encore moins prudent, ça !!

    -      Il y a longtemps qu'on ne trouve plus de poissons rouges dedans, voyons...

    -      Certaines légendes affirment qu'il en resterait un, tapi dans les profondeurs ! Bon, ok... Tant qu'elle va à l'eau, ça va. Mais à la fin, la cruche, elle se casse d'ici !

    -      Mère !!

     

     

     

    Bernache Oyatoviche était dans le creux de la vague. La bataille état à moitié gagnée, ou à moitié perdue selon les  points de vue, le roi lui faisait la gueule et la garnison de Lombricbourg n'avait encore trouvé aucune trace de Clématitsia Mouettovna. Rien n'indiquait pourtant qu'elle ait été gardée prisonnière en Hédonie.

     

    Pour la première fois depuis longtemps, Bernache Oyatoviche demanda de l'aide...  

     

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    -      Docteur, je dois téléphoner à l'association ATDD-Mini-Monde. Vous allez m'aider !

    -      Nooon, pas le téléphone !...

     

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    -      8... 2... 0... 0... 3....

    -      Pas si vite, Votre Excellence ! Pas si vite  !

     

    Centre d'appel de l'association "Aide à toute Détresse des Dictateurs", sur le territoire montvillien, au sud du Jardin.

     

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    -      ...Depuis que les révolutionnaires m'ont chassé du trône de Dunisie, ils m'ont refilé la direction d'une agence d'Etat, une sorte de "fromage" de la République qui m'assure de bons revenus. J'aime le fromage, Mademoiselle, mais je ne sais pas si je suis prêt à abandonner mes ambitions...

    -      Mon conseil, Votre Majesté, est de patienter encore quelques semaines. Les jeunes républiques sont des régimes instables et au moment où celle-ci s'écroulera, vous incarnerez une alternative crédible. Je vous mets en relation avec le service des complots, qui pourrait monter une fausse affaire de corruption contre le nouveau gouvernement.

    -      Oui, ce serait parfait !

     

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    -      ATDD-Mini-Monde, bonjour !

    -      Bonjour. Je suis Bernache Oyatoviche Calogine, de Casteigne. Les choses ne vont pas bien politiquement, en ce moment. Hh-hhhh... C'est très dur, vous savez... Je me sens un peu à bout de ressources et de motivation. De plus, ma future femme est introuvable. Il faudrait redonner un bon coup de fouet à tout ça !

    -      A votre future femme, vous voulez dire ?

    -      Noon !! Auriez-vous un bon coach à me recommander ?

    -      Je vous mets en relation avec la plate-forme Coaching, Monsieur. Un conseiller va vous répondre dans 4 minutes, après l'attente publicitaire. Merci de votre appel et bonne journée !

     

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    -      Bijour ! Jé-souis-Jean-Christophe-Dulac ! Cônnaissez-vous-les-nouvelles-ôffres-S-F-R ?

     

    (...C'est du vécu. Un soir, j'ai été appelé par un téléconseiller très fatigué... Dans le genre boulot de galérien, c'est pas mal non plus, ça)

     

     

    Clématitsia Mouettovna a-t-elle changé de vision de sa vie et va-t-elle rester au château de Pimsford avec l'amant étranger qu'un furieux hasard a mis sur sa route ? Le bouillant, insupportable et trop amoureux Bernache Oyatoviche saura-t-il la reconquérir ? Ou bien sera-t-elle la nouvelle Hélène de Troie qui va précipiter le Jardin du Mini-Monde dans un conflit homérique ?

     

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    Vous le saurez bientôt...

    Peut-être.


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  • 18-03-2013

     

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    Quelque part près de Berck-sur-Mer...

    Pendant qu'un vent printanier de sud-ouest soulève et secoue des voilages de sable fin sur des kilomètres... 

     

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    (site www.mincoin.com, avec de très belles photos du Nord, parce que le Nord aussi est beau !)

     

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    Et que nous, les "Grands", menons une vie très active à la surface de la Terre,

    Il se passe bien des choses à une autre échelle, au ras du sol, et dans un jardin d'apparence paisible, mais dont les habitants sont très doués pour s'inventer toutes sortes de complications et de tourments. Cest le monde miniature du jardin d'Arrochelle.

    Parmi la quinzaine de micro-Etats qui le tapissent, colonisant les pelouses, les bosquets, la serre, les massifs de fleurs et les rangées de haricots et de fraises, les royaumes de Casteigne et d'Eléborance sont, avec l'Empire d'Hédonie et la République arrochellienne (dont est issu le "Sasgarion", voir la série qui lui est consacré), sont au coeur de toutes les passions, et donc de toutes les intrigues.

     

    Voici la suite de leurs histoires.

     

    EPISODE 3

     

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      Réfugiée dans la château de Pimsford, Clématitsia Mouettovna passait en revue sa vie et ses névoses.

     

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    Il y avait eu d'abord le mariage de convenance et d'amitié avec le capitaine Moulefritorov. Ils étaient bien jeunes alors, mais ils ne s'étaient jamais vraiment compris. 

     

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    Puis était venue la rencontre avec l'énergique et ambitieux Comte Bernache Oyatoviche Calogine et la chute doucement consentie dans un adultère rapidement public... Et ensuite la mort suspecte du capitaine, son mari, lors d'une bataille contre les Eléboranais.

     

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    Clématitsia n'avait pas un seul instant résisté au pouvoir de séduction et à la présence envahissante de Bernache Oyatoviche. D'ailleurs, résister à quoi que ce soit, elle ne savait pas faire.

     

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    Enfin veuve, je veux dire enfin libre, Clématitsia pouvait épouser Bernache Oyatoviche, dont le pouvoir et le besoin de respectabilité s'accroissaient. D'abord ministre de l'Intérieur, il devint très vite ministre de Tout dans le royaume de Casteigne, situé au centre du Jardin des mini-nations.

     

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    Ce fut pour Clématitsia une période faste, pleine d'honneurs et de fêtes. 

     

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    Issue d'une des plus riches et des plus hautes familles casteignanes, elle avait ouvert à son amant son fabuleux carnet d'adresses, dans lequel le ministre virevoltait à la conquête d'alliances nerveuses et souvent éphémères. Après quoi courait-il donc, puisque le pouvoir, il l'avait déjà ?

     

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    S'appuyant sur une frange de l'armée qui ne concevait la vie que dans l'action permanente, il était devenu plus dictateur que ministre, presque plus roi que le roi. Entre surnoms u'on lui décernait respectueusement, son préféré était "Le Lion du Potager".

    Autoritaire mais hypersensible, liberticide mais libertin, amant fougueux mais maladroit, Bernache Oyatoviche croquait son destin à pleines dents en oubliant parfois que le destin pouvait s'écrire à deux. Sa future épouse avait une existence bien physique, tout près de lui, mais elle semblait tellement abstraite dans son esprit...

    Clématitsia, elle, n'aspirait qu'au bonheur, même le plus simple et le plus rustre.

    Mais le bonheur se faisait bien attendre. 

     

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    Déjà, à l'époque de sa double vie, Clématitsia Mouettovna, s'était trouvée une compensation surprenante, mais qui faisait, en revanche, le bonheur des pâtissiers du royaume. 

     

    Bernache Oyatoviche ne voyait pas la mélancolie saisir sa douce compagne à l'estomac. Il ne pensait, sitôt une guerre terminée (et souvent perdue), qu'à préparer la prochaine.

     

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    -      Alors, j'ai modifié les plaquettes de freins, les ihnibiteurs inertiels latéraux, le radar de recul et l'air-bag...

     

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    -      Attention !

     

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    SCHPRONFFF !

     

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    -      C'est parfait. Mettez-m'en une douzaine. Au pire, si nous ne réussissons pas à bombarder l'ennemi, nous pourrons toujours essayer de l'étouffer.

     

    Les citoyens résistaient, chacun à leur manière, à l'emprise que Bernache Oyatoviche exerçait sur leur vie quotidienne. Il savait qu'on le moquait dans les cabarets, mais il tolérait cette nécessaire soupape de sécurité. De temps en temps, par surprise, il sévissait durement. Cette imprévisibilité entretenait la peur, et donc la paix sociale.

     

    On disait, par ailleurs, que lorsqu'il était  jeune officier, il avait eu pour maîtresse toutes les chanteuses qui aujourd'hui réjouissaient les caves faussement clandestines, avant de les plaquer au même rythme échevelé. Il avait même voulu chanter un truc du style "J'aurais voulu être un artste", ou bien "une hôtesse de l'air", enfin je ne sais plus... Mais il avait mis en avant sa carrière militaire et politique et tout sacrifié pour ça.   

     

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    - Ooooh Tyrrrran, tu m'attires, tu me tires et tu te tires à tire-d'aileu !

    Tyran de terrrrreur, chuis ton territoire et ne suis plus demoiselleu !

    Trrrrouble Tyran, rattrapé par une trrrriste Guerre des Trois et de pires victoireu !

    Trrrraître Tyran, et ta poulette trop belle, vous me faites frrrroid, que va dire l'Histoireu ?

     

    Moi, j'ai mon prrrropre Tyran dans le coeur, c'est toi mon Public, ici dans le parterrrrreu !

    Et je crie, TRRRREMBLE, TYRAN !! Car le monde s'écroule quand il devient militairrrreu !

    Oooooh Tyrrrran, tu m'attires, tu me tires et tu te tires à tire-d'aileu !

    Trrrrop perdant Tyran, pour vaincre contre toi, il faudrait que je sois...

    PARMI LES REBELLEU !!!

     

    Clématitsia Mouettovna vivait cachée avec le jeune Gustav Pims, juste à côté de la frontière entre la Casteigne et l'Hédonie. Elle était portée disparue depuis la bataille de Lombricbourg. Dix jours étaient passés sans qu'elle eût osé signaler sa présence à Bernache Oyatoviche. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait heureuse. Elle prenait son temps, comprenait plein de choses, ses yeux s'ouvraient... Et elle semblait avoir résolu son problème de gavage chocolatier compulsif.

     

    Cela dit, même réconciliée avec la bouffe devenue son amie et non plus un fardeau, même libérée de ce symptôme de vide affectif et de déséquilibre intime, elle ne pouvait pas complètement oublier sa passion pour le chocolat, à plus forte raison dans une maison qui en était semi-grossiste pour tout l'Empire hédonien et au-delà...

     

     

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    (Sur l'air de "I am what i am", de Shirley Bassey, musique interprétée par le London Symphony Orchestra :

    "Miam, tu es my miam !" - Bon,  ce qui va suivre, c'est pas de la grande poésie... Mais rappelons que Clématitsia Mouettovna était jusque là une jeune fille riche et gentille constamment dépassée par les événements, à qui on n'avait jamais demandé son avis sur quoi que ce soit. Elle commençait tout juste à exprimer ce qui était en elle.)  

     

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    Miam... Tu es my miam...

    Toi, Chocolat... Mon seul ami... 

     

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    Les hommes, ça vient et ça passe, mais toi tu restes

    J'me gave et j'oublie !

    Amour de Pim's au napage noir qui craque

    Gênoise !

    Chérie qui me fait fondre sur place 

     

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    Miam, tu es my miam

    Toi, Chocolat, tu sèches mes larmes ! 

     

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    Miam, tu es my miam

    Dérivatif indispensable

    J'me paye des reflux gastriques

    Quand j'abuse des bonnes choses de la fabrique !

     

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    Le monde, autour de moi peut bien s'effondrer

    J'aurai !

    Déjà mille Pépitos de côté

    Miam

    Tu es my miam

    Toi, Chocolat, tu sauves mon âme !

     

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    Miam

    Tu es my miam !

    Toi, Chocolat

    C'est pour la vie ! 

     

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    Roule !

    Au fond de ma gorge

    Prends-moi sans efforts

    Mais laisse-moi fine !

     

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    C'est toi !

    Ma religion, mon hérésie, et je ne grossis jamais

    Veau d'or !

    Ou de cacao, connais-tu mon secret ?

     

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    Miam

    Tu es my miam !

    Roi Chocolat !

    Mon ami qui ne fait pas mal...

     

     

    MY MIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

     

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     AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA 

     

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      AAA-AM !!

     

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    -      ...Droite, gauche, drrrrroiteu-droite gauche ! Droite, droite, doite, gaucheudroite !

    -      Clématitsia Mouettovna : Tiens ? Qu'est-ce qui se passe, dehors ?...

     

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    -      Gauche-gauche-gauche-droiaaaaa gaucheu droi-droi-droi-droi-droiteu ! 

     

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    -      Droite, gauche, droi-droi-droiaaaaate,gauooooooche !

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Encore des soldats... Où vont-ils ?

    -      Madame Pims : Madame, par pitié, ne vous montrez pas !!

     

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    -      Gustav Pims : Mon cher amour, lumière de mes yeux, subtile rose trémière de mon jardin secret ! C'est une compagnie du régiment de Fortgusagne qui monte au front. On vient de me dire que l'Empereur a pris position à Mulotwald et il me faut vous quitter pour rejoindre la Garde. Je crois que ça sent la grande offensive.

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Allez donc, mon bel-ami. Je suis bien décidée à vous attendre. 

     

    Pendant ce temps, au palais royal de Casteigne, à environ 47 mètres de Pimsford...

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Vois-tu, Stanislas Insérélaviche, ces conversations avec le coach de l'ATDD m'ont fait beaucoup de bien ! Je me sens regonflé à bloc ! Et ça va chier dans le ventilo !

    -      Stanislas Insérélaviche : Sois prudent malgré tout, Bernache Oyatoviche. L'Empereur cherche à contourner Lombricbourg, puisqu'il n'arrive pas à prendre la ville. Pourquoi veux-tu tellement aller là-bas ?

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Parce qu'il faut aussi redonner le moral à nos troupes assiégées ! C'est le moment d'être audacieux et de provoquer notre ennemi. Une victoire ne peut que nous faire du bien, nous aider à regagner la confiance et la soumission du peuple. Et... Je ne désespère pas de trouver la clé du mystère de la disparition de ma future femme. 

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Pendant mon absence, tu sortiras tous les dossiers noirs et tu prépareras les arrestations, on ne sait jamais. Les autres, en route !

       

     

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    Fort de Lombricbourg, 14H00.

     

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    -       Le soldat : Votre Excellence, le Général Potch... Potlech-jeff... Petochef... Euh, Plotefess, P-Pooooo.... Hhhh, enfin, il vous attend dans le bunker, au niveau - 4... Votre Excellence. 

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Bonjour, Fédor Potjevleeschowski !

    -      Général  Potjevleeschowski : Bonjour, Bernache Oyatoviche. Comment êtes-vous venus ? Quelle imprudence !

    -      Bernache Oyatoviche : Par la route secondaire, elle est encore libre. Quelle est votre situation ?

    -      Général  Potjevleeschowski : Libre, elle ne va pas le rester longtemps, à mon avis...

     

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    -        Général  Potjevleeschowski : Aux dernières nouvelles, l'Empereur a pris position à Mulotwald et il occupe la route Trans-Jardin sur toute cette longueur. A l'est, l'ennemi s'est établi sur la ligne des hameaux et des fermes de Haricotbourg, Fourmi-Chemin et le Bas-Herbier, voilà. A peu de choses près, nous sommes encerclés.

    -      Bernache Oyatoviche : Il est important de bloquer l'Empereur ici, de l'empêcher de continuer au sud ! Nous devons défendre Lombricbourg rue par rue, maison par maison !

    -      Général  Potjevleeschowski : Trois rues et vingt maisons... Le suspens ne sera pas bien long.. .Les derniers civils qui ne sont pas partis sont réfugiés dans ce bunker et ils nous gênent plus qu'autre chose. Il y a également les dépôts souterrains qui sont au-dessus de nous. Ils sont plein d'armes, de poudre et d'essence. Si nous perdons trop de temps ici, nous ne pourrons pas évacuer ces approvisionnements qui seront bien utiles plus tard et ailleurs.

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Je regrette, pas d'évacuation. Il faut au contraire les garder pour les renforts quand ils seront prêts. Et ça, c'est quoi ? "Pimsford"...

    -     Général  Potjevleeschowski : Oh, ça, ce n'est pas à nous. Ce village est juste derrièr la frontière. C'est le lieu de passage pour les troupes hédoniennes venant de l'est.

    -      Bernache Oyatoviche : Mais... Est-ce que le terrain est aussi dégagé entre le fort et ce village que le dit la carte ? Ce n'est qu'une pelouse, et elle n'est pas défendue ?

    -      Général  Potjevleeschowski : C'est plutôt un espace d'herbe haute et drue, le sol est boueux et plein de trous. Impraticable pour une unité en formation de combat et pour l'artillerie.

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Alors nous avons là une occasion de marquer audacieusement l'esprit de nos ennemis par une belle attaque surprise ! Avec 50 hommes, nous pourrions prendre Pimsford, les harceler sur leurs arrières, couper leur ligne de communication et obliger l'Empereur à changer ses plans ! Oubliez les formations : il faut être furtifs, mobiles et rapides comme le chat des voisins ! 

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Et comme je suis en pleine forme, je vais prendre moi-même la tête de cette expédition ! 

     

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    En moins d'une heure, Bernache Oyatoviche avait traversé cette petite jungle et avait surgi aux abords du village. Dans le château des Pims, la panique s'empara des habitants.

     

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    Monsieur Pims commanda l'évacuation de toute sa maisonnée. Mais Clématitsia Mouettovna refusa de partir avec les autres. Elle se contenta se souhaiter bonne chance à sa dame de compagnie et se prépara à accueillir les Casteignans, qu'elle pensait pouvoir amadouer... A peine arrivés, ces derniers donnèrent l'assaut.

     

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    Clématitsia Mouettovna se retrouva donc nez à nez avec son fiancé ébahi. Heureux et furieux à la fois, il s'en prit à Monsieur Pims:

     

    -      Bernache Oyatoviche : Monsieur ! Vous avez si longtemps retenu ma compagne prisonnière en ce château sans m'en prévenir ! Vous me pairez cet affront !

    -      Monsieur Pims : Je vous assure que c'est un malentendu. Madame est notre invitée...

    -      Bernache Oyatoviche : Votre invitée ?! On ne se moque pas de moi comme ça !

    -      Monsieur Pims : Ah bon ? Alors, comment faut-il s'y prendre ?...

     

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    Bernache Oyaoviche fut encore moins enclin à la gentillesse et aux accommodements quand il découvrit, effaré, où sa future femme avait passé toutes ces journées depuis la bataille, période qui avait été fort pénible pour lui...

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Brûlez tout !!! On rentre au fort ! Ramenez-en un pour les habitants du bunker. 

     

    Rassuré pour la vie de sa compagne mais désorienté par la colère, Bernache Oyatoviche fit exactement l'inverse de ce que prévoyait son plan : il ne pensait plus qu'à ramener Clématitsia Mouettovna, qui se laissa passivement remettre dans les fers de cet amour exigeant. Il ne laissa que la moitié de son contingent à Pimsford, sur une position fixe qui n'avait donc plus rien à voir avec la mobilité et la rapidité des chats, et était donc très vulnérable à la contre-attaque des hédoniens.

     

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    Et le temps du trajet de retour, les hédoniens avaient déjà réagi et lancé une offensive déterminée sur le fort. La brillante manoeuvre de Bernache Oyatoviche n'avait fait qu'aggraver les choses.

     

     

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    -      Général  Potjevleeschowski : La ville est quasiment perdue et le fort en partie investi ! Cette fois, il faut vraiment partir !

    -      Bernache Oyatoviche : Vous êtes toujours tellement pessimiste... Nous avons des tunnels, non ? Ils ont été créés pour ça...

     

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    -      Général  Potjevleeschowski : Plusieurs ont été mal entretenus et il y a eu des effondrements. A cette profondeur, c'est du sable qu'il y a autour de nous, le sol est très instable. Le seul qui soit encore utilisable, et c'est aussi le plus long, suit en grande partie le tracé d'une ancienne galerie de lapin jusqu'à la Haie de l'Est. Des sentinelles nous attendent à la sortie.

     

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    -      Bernache Oyatoviche : ...Donc, pour notre sécurité, il nous faut aller aux confins du Jardin, à la lisière du mini-monde civilisé... Génial. Eh bien, allons-y.

     

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    Mais le découragement qui semblait de nouveau gagner Bernache Oyatoviche n'était pas la seule mauvaise nouvelle de la journée : la garde hédonienne s'était faufilée en silence, à la manière des chats (décidément...) dans les souterrains du fort pour atteindre le bunker de commandement. Et à leur tête, il y avait rien moins que Gustav Pims en personne.

     

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    Ce fut au tour de Gustav de se retrouver par surprise devant Clématitsia Mouettovna, sa bien-aimée qu'il avait laissée le matin même chez ses parents. Quand elle s'écria "Gustav !", Bernache Oyatoviche se plaça entre eux comme s'il allait demander réparation à ce rival qu'il ne se connaissait pas. Tout le monde sentit qu'un sourd drame passionnel se jouait et la fusillade cessa bien vite aurour d'eux. 

     

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    Mais un sergent de la Garde impériale s'approcha du jeune lieutenant hédonien.

     

    -      Le sergent : Mon lieutenant, le colonel Dessaulaies annonce qu'il a pris le fort et mis le feu aux charges pour faire sauter les dépôts.

    -     Général  Potjevleeschowski : Ah non, il ne faut pas faire ça ! Ces dépôts sont presque au-dessus de nos têtes, vous allez tous nous tuer !

    -      Le sergent : ...Ah. Alors, ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça...

     

     

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    -      Clématistia Mouettovna : Haaaa !!! Bernache Oyatoviche !!! Où êtes-vous ??? 

    -      Gustav Pims : C'est moi qui vous sauverai !! Général ! Où est votre tunnel ?

    -      Général  Potjevleeschowski : L'escalier ! Tout le monde vers l'escalier !!

     

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    -      Bernache Oyatoviche : A moi les gardes !! Rattrappez-les !!

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Haaaa !!

     

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    Cette journée pleine d'imprévus allait s'achever. Lombricbourg était prise, et l'Empereur allait pouvoir s'y installer, dès qu'elle aurait fini de refroidir...

    Les survivants du bunker marchèrent deux longues heures dans le tunnel jusqu'à enfin retrouver la lumière du jour, dans le creux d'une souche au pied de la haie qui séparait le Jardin du champ voisin.

     

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    Gustav Pims et le général casteignan convinrent que la journée avait été assez pittoresque et dramatique comme ça.

    Ils décidèrent de former ensemble un convoi pour guider les civils vers une zone plus sûre, les protéger des oiseaux picoreurs et des petits mammifères ou batraciens insectivores qui auraient pu rôder dans cette région périphérique et inhospitalière. La nuit allait tomber, c'était le moment où jamais pour ces gens d'être solidaires. Ensuite, chacun regagnerait son camp.

     

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    Un peu à l'écart du groupe, Clématitsia venait, le coeur serré, de prendre une décision, la première de sa vie. Navrée et consternée de décevoir Gustav, en plus d'avoir indirectement causé le malheur de sa maison, elle lui annonça qu'elle rentrait en Casteigne. Bernache Oyatoviche était mort, elle était libre de faire le point...

    Gustav respecta son choix. Mais il se disait aussi que si l'armée impériale envahissait la Casteigne, il ne tarderait pas à la revoir... D'ici là, elle aurait l'esprit plus clair et  serait disponible pour être enlevée une seconde fois !

     

    Gustav Pims était à la fois spontané, inconstant, mais persévérant dans ses passions, même s'il ne s'agissait que de les garder en silence pour lui. Il rêvait donc de la poursuite de cette guerre, puisque pour lui elle avait un sens.

     

    Et en cela, il était bien le seul, ou peu s'en fallait.

     

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    Dès le lendemain soir, Clématitsia était rentrée chez elle, portée par ce qu'on pouvait appeler, vu d'une hauteur d'homme, le mince ruisseau des troupes et des civils qui évacuaient le nord du royaume.

     

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    Mais son retour fut assez triste et à part le bon docteur Quatre-Cèdres, on ne peut pas dire que beaucoup de gens lui sautèrent au cou pour l'accueillir. Le Marquis de Cailleuse, nommé Premier Ministre par le roi pour faire face à la débâcle, fut le seul à la visiter. Mais c'était pour lui annoncer, tranquillement mais fermement, que les choses avaient changé et qu'il était très indiqué qu'elle ne réapparût pas à la Cour... Pour une durée indéterminée.

     

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    Du temps où Bernache Oyatoviche Calogine dirigeait le pays, il avait su museler le panier de crabes, par corruption ou intimidation... ou meurtre. Lui disparu, les crustacés sortirent du sable et saluèrent le jour nouveau, ivres de leur nouvelle impunité, excités par cette bride qui éclatait sur leurs ambitions contrariées. ils se répandirent dans les couloirs du palais royal en dansant, plus ou moins de biais, comme font souvent les crabes quand ils sont malgré tout peu sûrs d'eux...

     

    Et ils avaient peut-être raison de n'avoir pas avoir complètement oublié les peurs d'un passé si peu lointain... 

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Oh-oh !... Eh !...  Y a quelqu'un ?... Fédor Pochtro... Polocho... Eeeeh !!!

     

    A SUIVRE...


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