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    EPISODE 4 

     

    Résumé de l'épisode précédent : Dans ce jardin secret situé près de Berck-sur-Mer, la guerre entre le mini-royaume de Casteigne et le mini-empire hédonien a pris une dimension inédite jusque là. Le dictateur casteignan, Bernache Oyatoviche Calogine, a tenté de reprendre les choses en main lors du long siège de Lombricbourg. Il est de plus en plus invivable et sa compagne, Clématitsia Mouettovna n'en peut plus, elle se demande vraiment ce qu'elle fout à ses côtés. Elle s'autorise donc, presque par accident, une pause sur le palier d'en face, chez un jeune officier hédonien. Alors que, la bataille perdue, les Casteignans se replient, on déplore la disparition de Bernache Oyatoviche dans l'effondrement d'un souterrain. 

    Clématitsia Mouettovna, libre mais sceptique, décide de rentrer à Roncecour, capitale du royaume, où elle est aussitôt mise au placard par le roi Flaive, enfin libéré de l'emprise de son incontrôlable ministre... 

     

    La jeune femme a raison de se méfier... Bernache Oyatoviche, même mort, reste imprévisible.  

     

    Deux jours après ces tristes événements, la population casteignane constate que sa disparition ne signifie pas la paix. Au contraire, les Hédoniens rassemblent leurs forces et les font marcher vers Roncecour, où doit se dérouler la bataille décisive. 

     

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    Sur les sentiers du jardin secret, entre les carrés de pelouses, les massifs de fleurs, les arbres et les fraisiers, des centaines de gens marchent tristement vers le sud... Et parmi eux, à peine reconnaissable, il y a...

     

     

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    -      La femme blonde : Je vous en supplie, Monsieur, prenez les enfants ! S'il vous plaît, prenez-les et bonne chance à vous !

    -      Bernache Oyatoviche : ...Mais, Madame... Tout va bien, vous n'êtes même pas blessée et nous sommes presque arrivés à Roncecour... Pourquoi voulez-vous abandonner vos enfants ?

    -      La femme : Ah mais ce ne sont pas mes enfants, je ne sais pas à qui ils sont ! Mais ils m'encombrent ! Je n'ai pas d'enfants et je n'en ai jamais voulu ! Prenez-les donc !

     

     

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    -      La petite fille : T'es qui, toi ?

    -      Bernache Oyatoviche : Je suis Bernache Oyatoviche Calogine, le chef absolu de la Casteigne. Je vais reprendre le pouvoir et la tête de l'armée pour sauver la ville et le royaume. Et vous ?

    -      La petite fille : ...Ah ouais... Ok. Eh bin moi, tu vois, je suis Gloria Gaynor et mon frère, c'est les Village People !

    -      Le petit garçon : Pipi ! 

     

     

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    -      Les gens : Qu'est-ce qui se passe, encore ? Pourquoi on s'arrête ?

     

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    -      Le chauffeur du camion : C'est un poste de contrôle des Hédoniens.

    -      Bernache Oyatoviche : Foutre-belette ! Ils sont déjà là ?!... Les chiards, vous restez avec moi. Essaie de faire pleurer ton petit frère, s'il te plaît. 

     

     

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    "Passez... Passez... C'est bon, passez..." 

     

     

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    -      Bernache Oyatoviche : J'ai des enfants, ils n'ont plus que moi au monde, ils ont faim, ils ont fr...

    -      Le soldat : Oui, oui, c'est bon, allez-y ! 

     

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    -      Un officier : Lieutenant Pims, nous avons capturé 6 soldats de plus. Mais il y a aussi beaucoup de civils.

    -      Gustav Pims : Formez un convoi pour les prisonniers, et laissez les civils continuer. 

     

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    Bernache Oyatoviche se retourna. Il lui avait semblé, après coup, apercevoir Gustav Pims, son ennemi et rival, qui lui avait fauché sa future épouse pendant 10 jours... Mais le flot des réfugiés continuait de le pousser vers les portes de la ville, et il n'était plus très sûr de ce qu'il avait vu...

     

    Et voilà comment le dictateur Bernache Oyatoviche parvint à rentrer clandestinement dans Roncecour assiégée, et à passer les contrôles hédoniens en se faisant passer pour un bon père de famille.

     

    Dans l'après-midi, ils atteignirent enfin le palais. Mais les abords en étaient anormalement calmes. Tout cela avait un petit air de fin du monde ou presque. 

     

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    -      La petite fille : Tu habites vraiment là ? Dans le palais du roi ?

    -      Bernache Oyatoviche : Oui, ma petite. Mais j'habite pas tout seul, tu sais. Il y aussi une vingtaine de gardes, normalement, mais ils ne sont pas là ! Ooooh !... Ils auront intérêt à savoir m'expliquer ça, d'ailleurs... Les petits canaillous... 

     

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    -      Un officier : 6ème compagnie de Fortgusagne en F9... 4ème de Sablonique en B1... La route de Houxières au sud est coupée. 3ème Division Hédonienne sur G4 à 8 depuis 15h30.

    -      Général Fédor Potjevleeschowski : Contactez la 9ème et mettez-là en B3 et A2. Faites évacuer le sud de la zone F, repli sur le quartier de la gare.

     

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    -      Général Potjevleeschowski : Stanislas Insérélaviche, en tant que Ministre de l'Intérieur, tu dois décréter l'évacuation des civils de la capitale !

    -      Stanislas Insérélaviche : Tu sais bien que je n'ai pas ce pouvoir, Fédor Potjevleeschowski ! Le roi et le Marquis m'ont laissé ici soit-disant pour assurer la continuité gouvernementale, mais au fond c'était juste pour isoler les anciens amis de Bernache Oyatoviche dans une ville qu'ils croient déjà perdue ! Ils ne valideront jamais un tel ordre. Seule l'armée peut le faire, et c'est toi, l'armée, Fédor Potjevleeschowski.

      

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Ha ! Ha ! Qu'entends-je ? Mes anciens amis ?... Parce que vous ne l'êtes plus ? Vous en ai-je donné l'ordre ? 

     

     

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    -      Stanislas Insérélaviche : Bernache Oyatoviche ! On te croyait mort !

    -      Bernache Oyatoviche : Je vais mieux. Quelle est la situation ?

    -      Général Potjevleeschowski : Le gouvernement et la Cour se sont barrés à Souchebelle et nous restons seuls ici. La pression ennemie est forte, mais nous résistons bien.

    -      Stanislas Insérélaviche : D'ailleurs, nous avons même réussi à faire une saillie au nord-est !

    -      Général Potjevleeschowski : Un saillant, Stanislas Insérélaviche. On appelle ça un saillant.

    -      Bernache Oyatoviche : Retirez-vous en douceur. Vous allez vous épuiser inutilement.

     

     

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    -       Bernache Oyatoviche : Nous allons commencer par remotiver les troupes et les habitants. Demain, rassemblement militaire à 10h00 au StollenFestGarten et défilé triomphal jusqu'au palais. Distribuez au moins 200 drapeaux sur le parcours pour décorer les fenêtres et rameutez les journalistes étrangers. Tout le monde doit savoir que je suis revenu et que les choses vont changer radicalement... Désormais, les seuls ordres que suivront la ville seront les miens. Arrêtez tous ceux qui couinent, et si le roi repointe son nez, enfermez-le ici... Pour sa sécurité. Vous me confirmez que ma future épouse n'a pas quitté sa maison ?... Très bien. Conférence avec tous les officiers ici même à 18h00. Puis, je me rendrai chez Madame Clématitsia Mouettovna à 20h40... Ah ! Et aussi, ouvrez un appartement de la Cour pour les... là, les...

    -      Stanislas Insérélaviche : ...Les enfants ?

    -      Bernache Oyatoviche : Oui. Tu vas faire un recensement précis de tous les réfugiés. On y trouvera peut-être leur famille. Au boulot, mes amis ! Nous avons une patrie à sauver ! 

     

     

     

    A l'heure dite, Bernache Oyatoviche avait établi sa stratégie pour la défense de la ville assiégée et quitté la conférence pour se rendre chez Clématitsia Mouettovna. L'Etat-major semblait convaincu et le ministre avait en quelques heures remis l'armée dans sa main. Le roi et le Premier ministre seraient rapidement informés et ça allait pétocher grave du côté de Souchebelle...

     

    Quant à la jeune femme, elle allait avoir une sacrée surprise. Du moins, c'était ce qu'il pensait.

     

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      -      La dame de compagnie, Madame Liseron : Madame Clématitsia Mouettovna vous attends, Votre Excellence.

      -      Bernache Oyatoviche : ...Ah ?

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Alors, comme ça, vous êtes revenue, vous aussi ! Le mal du pays, peut-être ? Il paraît que vous avez bien batifolé avec un sergent de la Garde Impériale ? Une boniche veuve si terne et si sérieuse que vous, rhôôô, enfin, vous n'avez pas honte ?

    -      Madame Liseron : Oui... Oui... Oui, Votre Excellence... J'ai bien batifolé...

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : ...J'en étais sûre, mon ami... Même la mort, c'est déjà trop long pour vous si ça dépasse deux jours...

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Vous persiflez, Madame ?... Quelle cruelle ingratitude alors que je viens vous redire, mon cher amour, que nos destins sont indéfectiblement liés !

    -      Clématitsia Mouettovna : Je n'ai pas dit le contraire...

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Non, mais vous continuez à vous goinfrer de ces sucreries infâmes. Que dois-je penser de ce trouble qui semble vous habiter en permanence, Madame ?

    -      Clématitsia Mouettovna : Ah ? Vous avez enfin remarqué ? Les gâteaux au chocolat ont l'avantage d'être là et ils m'apaisent. Ils calent mes fringales psychologiques, mais ils ne vous remplacent pas. 

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Et ce jeune officier hédonien, Pims, il me remplace, lui ?! Quelles fringales apaise-t-il donc ? Qu'est-ce qu'il vous cale, celui-là ?!

    -      Clématitisia Mouettovna : Ne soyez pas grossier, Monsieur ! C'est pour avoir voulu vous rejoindre au coeur de la bataille à Lombricbourg que je me suis retrouvée sous sa protection, par le fait du hasard.

    -      Bernache Oyatoviche : Et le hasard a voulu aussi que vous restiez chez lui pendant dix jours sans penser à me donner des nouvelles ! Comme tout cela est charmant et hasardeux ! 

     

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    -      Bernache Oyatoviche : J'ignore si vous doutez de moi, si même vous m'aimez encore... Mais je saurai vous reconquérir aussi sûrement que je vais gagner cette guerre ! Les jours meilleurs arrivent, Madame, et je gage que vous saurez accueillir les bonnes choses qui arriveront avec eux sans angoisses ni dérivatifs. Je vous promets que, bientôt, nos coeurs pourront se lier avec confiance et apaisement ! En attendant, je vous demanderai de ne point courir de risques inconsidérés et de point sortir de chez vous seule. L'ennemi est proche. Le capitaine Blattenko va installer le poste de commandement de ses unités ici-même, vous serez gentille de pourvoir à son logement et à celui d'environ 120 hommes. Mes respects éternels, Madame ! 

     

     

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    Sitôt rentré au palais, Bernache Oyatoviche organisa un apéro pour quelques intimes. Ce n'est qu'en arrivant dans la salle qu'il réalisa une chose : il avait oublié d'emmener sa future femme... 

     

     

    Le lendemain matin, Bernache Oyatoviche parla devant les hommes qui n'étaient pas mobilisés sur le front. Il leur promit la victoire, mais seulement s'ils le valaient bien. 

     

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    Et ce fut l'heure de la parade en ville, pour tâter la motivation et la confiance des gens.

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Nous roulerons doucement. Je veux que tout le monde puisse me voir et soit rassuré !

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : ...Et voilà... ça recommence...

    -      Docteur Quatre-Cèdres : Oh ouichhh !! C'est tellement émouvant !

     

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    La curiosité avait fait sortir les gens de chez eux sur le trajet emprunté par le cortège. Mais la voiture du ministre passait au ralenti dans un silence assez pesant.

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Eh bin ?!... Mon enthousisame ?... Mes acclamations ?...

    -      Le chauffeur : Je crois qu'il n'ont pas encore bien digéré la nouvelle, Votre Excellence. Avec un peu de temps...

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Bonjour... Bonjour... Oui, c'est à vous que je parle ! Bonjour !!

     

     

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    Sitôt la voiture passée, il y eut quelques bruissements de contestation, vite réprimés par les soldats.

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Je suis trrrrèèèès déçu ! Ils ont vu que j'étais en vie, contrairement aux nouvelles officielles, et pourtant j'ai l'impression d'assister à mon propre cortège funèbre !

    -      L'officier : Ils n'ont peut-être pas encore bien digéré la n....

    -      Bernache Oyatoviche : Assez !! On roule vers le palais et plus vite que ça !!

     

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    Un peu plus tard dans la journée, Clématitsia Mouettovna s'était affairée à une tâche mystérieuse. L'officier qui la "gardait" n'attendait qu'une chose : qu'elle lui fasse signe... Ce moment vint enfin, vers 16 heures.   

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Capitaine Blattenko, je crois que c'est le moment de parler tous les deux... Si vous êtes avec moi.

    -      Capitaine Blattenko : Madame, qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous !? 

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Ne me dites pas des trucs comme ça, voyons ! Ha ! Ha ! C'est déjà assez pittoresque et compliqué comme ça !

    -      Capitaine Blattenko : LOL ! Oui, certainement, Madame. Je suis avec vous.  

     

     

    La journée avait été difficile pour les défenseurs de Roncecour, mais ils tenaient bon. Dans la soirée, la ville avait perdu ce qu'il lui restait d'optimisme et chacun ou presque restait calfeutré chez soi, pendant que la bataille continuait par intermittence. 

     

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    -      Le serveur : Rentrez bien, faites attention à vous ! 

     

     

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    -      Feu !!

     

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    SchhhhhHHHHHHHHHHHHH

    -      A terre !!

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Fédor Potjevleeschowski, d'où viennent ces tirs ?? 

     

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    -      Général Potjevleeschowski : La situation est un peu confuse, Bernache Oyatoviche. Pour ce que j'en sais, la route de Houxières est libérée et l'ennemi bat en retraite dans le quartier de la gare. Mais il progresse au nord et les tirs de l'artillerie atteignent maintenant le centre-ville. Les Hédoniens aurait installé des pièces de gros calibre autour du magasin Minikéa.

    -      Bernache Oyatoviche : Ce n'est pas possible ! Je dois donc tout faire moi-même ?! Secoue-toi un peu, Fédor Potjevleeschowski !! Appelle le PC du 6ème bataillon ! Qu'ils se préparent à une contre-attaque cette nuit à 3 heures ! J'irai les rejoindre là-bas. En attendant, je vais dormir quarante minutes. Qu'on me prévienne dès qu'il y a du nouveau ! 

    -      Général Potjevleeschowski : ...Oui, Bernache Oyatoviche...

     

     

    Pendant ce temps, à Houxières, ou plus exactement dans une station de communication mobile installée par l'ambassade arrochellienne, le roi Flaive était en ligne avec une certaine personne...   

     

     

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    -      Le roi Flaive : ...C'est vraiment ce que vous voulez ?...

    -      La voix : Oui. Il le faut, n'est-ce pas ? Pour la paix et pour le bien de tous. Mais vous connaissez les conditions.

    -      Le roi Flaive : Je les connais. Et je suis d'accord pour en discuter avec l'Empereur... Perdu pour perdu, faisons donc ça...

     

     

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    -      Le roi Flaive : Monsieur le Marquis, faites les valises ! Nous allons bientôt rentrer chez nous !

     

     

    Dans la ville dévastée et recroquevillée sur elle-même, seuls les cabarets avaient encore de la lumière et de l'animation. Les officiers et soldats se mêlaient aux civils pour de frénétiques plaisirs de beuverie ou pour se chercher mutuellement querelle, pendant que les artistes s'échinaientà faire le boulot.

     

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    -      Yvette Mini-Leglaire : Je reviendrai ! Je reviendrai ! Je reviendrai même à genoux, à chacun de nos rendez-vous ! Si vous m'êtes toujours fidèles, même si je suis un peu moins belle, j'ai de beaux restes...

     

     

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    SchhhhhhhhHHHHHHHHHHHHHHH

     

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    -      HAAAAAAAAAAA !!!

     

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    -      Yvette Mini-Leglaire : Cette fois, je crois que la fête est bien finie...

     

    Quelle sera l'issue de ce drame ? Vous le saurez dans le dernier épisode, ci-dessous...

     

     


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    EPISODE 5

     

    La nuit dans la ville assiégée ne laissa de repos à personne, ni dans un camp, ni dans l'autre.  

     

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    Au coeur de la bataille, l'armée casteignane mis rapidement en service le prototype d'un engin de combat entièrement assemblé sur place par des mini-gens, à partir d'une maquette classique : le blindé lance-roquettes Tapdür IV. 

     

     

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    De leur côté, les Hédoniens mirent en batterie leur propre arme secrète. La guerre devenait de plus en plus totale et de plus en plus totalement sans issue, autrement que par un anéantissement final...

     

     

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    Pendant ce temps, il y avait aussi une grande agitation du côté de la maison de Clématitsia Mouettovna. 

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Mes amis ! Vous êtes tous volontaires pour cette mission hors du commun. Et je vous en remercie ! Ne tardons plus à présent et rendez-vous tous au point indiqué. Il faut sortir de la ville pendant qu'il fait nuit... Bonne chance à tous !

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Capitaine Blattenko, merci à vous tout spécialement... Les choses se présentent bien ce votre côté ? Vos informations sont toujours valables ?

    -      Capitaine Blattenko : Oui, Madame. Le front est à présent bien fixé et nous connaissons exactement les positions et le nom des unités ennemies. Pendant que Madame Liseron et le docteur partiront au camp de la Garde Impériale, les ordres de mission seront transmis à nos troupes. Au moment prévu, les mouvements des unités sur le front laisseront une brèche ouverte pendant au moins vingt minutes. Comme nous l'avons dit, je reste ici pour continuer à tout organiser par téléphone et à 10 heures, je fais prévenir Bernache Oyatoviche que vous l'attendez aux Campanules à midi.

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : C'est parfait, Capitaine. La réussite pacifique de toute cette opération devra beaucoup à votre efficacité...

    -      Capitaine Blattenko : J'ai une question, Madame : Pourquoi s'encombrer de ces gâteaux ?... Il n'y a pas de raison que vous en manquiez là où nous allons...

    -      Clématitsia Mouettovna : Un petit creux est si vite arrivé... Et puis ça pourra peut-être servir de diversion pour couvrir notre fuite. Allez, en route ! Bonne chance, Capitaine !

     

    Le convoi  s'engagea donc dans la difficile traversée de la ville bouleversée. 

     

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    Rapidement, une patrouille hédonienne coinça les fuyards et appela des renforts. 

     

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    Mais les glorieux trouffions impériaux ne virent dans cette évasion nocturne, et donc suspecte, qu'une belle occasion d'améliorer leurs tristes rations. Les deux hommes qui étaient à bord du camion purent s'en échapper dans une fabuleuse indifférence générale. 

     

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      -      Docteur Quatre-Cèdres : Vite ! Montez !

     

    Une heure du matin, campement du lieutenant Gustav Pims, près des Campanules, à l'ouest de Roncecour. 

     

     

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    -      Le soldat : Mon Lieutenant. Une dame est ici, elle dit qu'elle habite tout près, qu'elle vous connaît et elle demande à vous voir.

    -      Gustav Pims : Encore quelqu'un qui vient se plaindre des réquisitions, j'imagine. C'est bon, je vais la recevoir

    .

     

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    -       Gustav Pims : Madame Liseron ?! Vous ?!

    -       Madame Liseron : Monsieur, j'ai un message pour vous de ma maîtresse, Madame Clématitsia Mouettovna. Elle vous attendra demain à midi dans une maison qui est dans le voisinage. Non seulement elle se languit de vous mais il s'agit aussi d'une affaire très importante qui peut changer le cours de la guerre... Montrez-moi une carte, je vous dirai exactement où il faut aller et par où passer...

     

     

    A midi le lendemain, le Tapdür IV était opérationnel sur le front ouest. Il commença à tirer sur les positions de la Garde Impériale.

    Mais la performance fut de courte durée...

     

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    -      Un Grand !!

    -      Oooooooh !!... 

     

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      -      Fuyez, les gars !!

     

     

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      -      Général Potjevleeschowski : ...Allô !!... Allô, oui, Stanislas Insérélaviche, l'information est confirmée par plusieurs observateurs le long de la route ! Un Grand est donc bien entré dans le jardin à 11h58 et il marche sur Roncecour ! Il est sans doute déjà là ! Il nous est inconnu, mais ceux de la maison sont là aussi, embusqués derrière la cabane à outils, selon notre ambassadeur en Rumonaquie !

     

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    -      Général Potjevleeschowski : Non, Stanislas Insérélaviche, ce n'est pas une plaisanterie ! Mais bordel, regarde par une fenêtre vers le sud, tu devrais le voir !!  

     

     

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    -      Général Potjevleeschowski : On vient de me dire que ce Grand s'est arrêté dans le secteur des Campanules, tout près des lignes hédoniennes ! C'est tès inquiétant, car Bernache Oyatoviche est parti de ce côté-là il y a moins d'une heure... 

     

     

    Dans le même temps, Bernache Oyatoviche avait quitté Roncecour pour inspecter ses forces et ensuite atteindre Les Campanules, une banlieue assez chic qui était sur la ligne de front.   

     

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      -      Bernache Oyatoviche : Capitaine Blattenko, à quoi jouez-vous ?! J'avais défendu que Madame Clématitsia Mouettovna quittât la ville ! Vous m'en répondrez plus tard !!

     

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Mon amie, quel est ce caprice ? Quelle imprudence ! Quand je vous ordonne de rester chez vous, ce n'est pas par autoritarisme égocentrique, c'est parce que je m'inquiète pour vous !

    -      Clématitsia Mouettovna : Mais je suis chez moi... Cette maison était à feu mon mari, vous vous souvenez de lui, non ?... Et n'ayez pas d'inquiétude, nous sommes parfaitement en sécurité !

     

     

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      -      Gustav Pims : On arrive, c'est ici !

     

     

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    -      Gustav Pims : Vous ?! Quel est ce piège ?!

     

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Misérable godelureau ! Tu oses te montrer ici !

    -      Gustav Pims : J'y suis parce que la femme de ma vie m'y a appelé ! Nous combattrons donc ici pour la dernière fois, Monsieur !

    -      Clématitsia Mouettovna : Arrêtez, calmez-vous... Nous attendons encore quelqu'un... Ah, vous ne l'entendez pas arriver ?...

     

     

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     -      Bernache Oyatoviche : Quelle horreur !! Un Grand !!

     

     

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      -      HAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

     

     

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      -      Bernache Oyatoviche et Gustav Pims : Revenez, bande de lâches !!

     

     

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    -      Gustav Pims : Clématitsia, mon coeur, qu'est-ce que ça veut dire ?!

    -      Bernache Oyatoviche : Taisez-vous, vous ! Vous êtes un intrus, un parasite, vous n'êtes que du rien !

    -      Clématitsia Mouettovna : Arrêtez, ça suffit... Vous n'aurez aucune réponse tant que vous vous chamaillerez !

    -      Bernache Oyatoviche : On se "chamaille" ?! Nooon, c'est un peu la guerre, juste !

    -      Clématitsia Mouettovna : Suivez-moi en silence derrière la maison, ou bien c'est le Grand qui vous attrape.

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Montez dans cette boîte et attachez vos ceintures.

    -      Bernache Oyatoviche : Qu'est-ce que ceci ? On nous enlève ? Le Grand nous enlève ? Pourquoi ?

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Non, c'est pas lui, c'est moi qui vous enlève ! Hein, le Grand ?... Hein, Monsieur ?... Bon, là, il ne m'entend pas, j'ai pas de micro. Mais contentez-vous de ça et montez !

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Euh, Madame Liseron ?... Sergent ?... C'est à nous, il faut y allez maintenant.

     

     

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    -      Docteur Quatre-Cèdres : Eh-oh !! Attendez-moi !!

     

     

    A nouveau, les fidèles de Bernache Oyatoviche étaient orphelins de leur chef. Soudain, des ordres nouveaux se mirent à arriver par radio. Des ordres venus de très haut, environ un mètre quatre-vingt-cinq, du Grand Protecteur de la maison des Grands. En fait. Ils furent rapidement confirmés par le roi et même par une délégation civile et militaire envoyée à Roncecour par l'Empereur. Et tout le monde avait l'air dans ses petits souliers... Stanislas Insérélaviche signa donc la proclamation que tout le monde attendait sans davantage se faire prier. Vingt minutes plus tard, il était relayé dans les rues, diffusé par la radio et la télévision, dont l'émetteur avait été libéré par les Hédoniens..

     

     

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    -      Général Potjevleeschowski : Tu crois que c'est vrai pour Bernache Oyatoviche, Stanislas Insérélaviche ?

    -      Stanislas Insérélaviche : Fédor Potjevleeschowski, vrai ou pas, il est manifestement hors-circuit. Il ne nous reste qu'à obéir aux ordres, surtout quand ils viennent des Grands ! Donc, on capitule. Vite. A partir de maintenant, on se détache le plus possible de la période "Bernache Oyatoviche" : C'était à notre insu, nous ne savions pas ou nous étions sous la contrainte, nous n'avions pas pris ça au sérieux, non, mieux : ça n'a pas existé !!

     

     

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    -      Général Potjevleeschowski : Ce ne sera pas facile à défendre devant un tribunal, s'il y en a un pour nous...

    -      Stanislas Insérélaviche : Pourquoi tu crois que je cours voir le roi pour lui lécher le cul ? Tu devrais en faire autant. La partie est finie. Et toi, tu veux finir aussi, bêtement, à Roncecour, maintenant que les frustrés, les revanchards et les justiciers autoproclamés vont être lâchés dans les rues à notre recherche ?

     

     

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    -      Général Potjevleeschowski : ...Si tu le permets, Monsieur le Ministre Stanislas Insérélaviche, je reste : il y encore beaucoup à faire en ville.

    -      Stanislas Insérélaviche : Comme tu voudras !

     

     

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    -     " Ceci est un message du Général Potjevleeschowski, Commandant de la place forte de Roncecour ! En accord avec le Haut-Commandement hédonien, un cessez-le-feu a été décidé ! Il prend effet immédiatement et sur toutes les zones de combat ! "

     

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    -      "Vous devez déposer les armes pour que soit mis fin à nos difficutés, à nos souffrances et aux destructions ! L'ensemble des unités combattantes et auxiliaires doit se rassembler devant le palais ! L'armée hédonienne a déjà, quant à elle, commencé à se replier à une distance respectable de la ville ! Les services publics et municipaux vont reprendre le travail dans l'heure qui vient, et du ravitaillement est en cours d'acheminement !"

     

     

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    -      "La guerre est finie ! Je répète : La guerre est finie !"

     

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    Nous arrivons à la fin de cette journée, qui fut incroyable au ras du sol, mais somme toute banale pour la plupart des habitants des villes de Groffliers et de Berck. Dans la maison des Grands, le roi Flaive de Casteigne rencontre un nouveau Grand Protecteur, Monsieur K..

    Monsieur K. vient de prendre ses fonctions de co-responsable du secret autour de l'existence du mini-monde...

     

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    -      Le roi Flaive : ...Merci pour le café. Mais vous voyez, là, c'est encore trop...

    -      Le Grand : Je ne sais pas encore bien doser. Je n'ai pas l'habitude...     

     

     

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    -      Le roi Flaive : Il va falloir faire quelque chose pour la poussière... 

     

     

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    -      Le roi Flaive : Vous fumez beaucoup, dites-moi !

    -      Le Grand : Votre Majesté, veuillez agréer l'expression qui dit "mêlez-vous de vos affaires"... Elles sont couvertes de mauvaises poussières, elles aussi.

    -      Le roi Flaive : J'admets que nous nous sommes un peu laissés emporter par les passions... Mais si l'Empereur est d'accord avec les termes du compromis, je le suis aussi. D'autant plus que la Casteigne était en train de perdre cette guerre...

     

     

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    -      Le Grand : Le but de ce compromis n'est pas de vous sauver la mise, vous le savez bien. Les Grands ont fait usage de leur droit d'ingérence et d'interposition en vertu des conditions inscrites dans le nouveau Traité d'Aiguebelette de 1996. En clair, vous et les autres, vous avez trop foutu le bordel dans ce jardin. Les autres nations miniatures ont craint pour leur propre survie ici, et c'est grave.

    -      Le roi Flaive : Bernache Oyatoviche est le seul vrai responsable de cette situation !

    -      Le Grand : Oubliez-le. Il est mis hors course pour éviter bien des complications nouvelles... C'est à vous maintenant de reprendre les choses en main dans votre pays. Mais vous serez sous constante surveillance, c'est évident...

     

     

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    -      Le Grand : Euh, je vous le dis, faites attention, là...

    -      Le roi Flaive : Oui, bin, ça va, j''ai compris, je suis pas bouché...

    -      Le Grand : Non, je veux dire, faites attention...

     

     

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    -      Le Grand : ...Avec votre tasse.

     

     

    EPILOGUE

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Ououh-ouh ! Je suis là !

     

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Qu'est-ce que ça veut dire ?! Où sommes-nous ?!

    -      Clématitsia Mouettovna : A Berck, mais trop loin de notre Jardin pour y retourner seuls. C'est une nouvelle maison de Grands Protecteurs, un nouveau Jardin... Nous allons créer ici une nouvelle colonie miniature, pendant que les Nations vont travailler à se foutre la paix, pour changer.

    -      Bernache Oyatoviche : Comment ?!!... Comment le savez-vous ?! 

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Parce que c'est moi qui ai arrangé ça hier et cette nuit, avec les Grands berckois et le roi Flaive. Et aussi l'Empereur Merlimont d'Hédonie, ainsi que votre famille, Gustav, mon tendre ami, qui est ici également... Avec l'aide de la République d'Arrochelle et du Sasgarion qui va nous fournir une aide logistique précieuse pour bien démarrer la colonisation. Oubliez votre passé, mes chéris, vous n'aurez plus ici de gouvernement ni de guerre à conduire, plus de contacts avec la Casteigne et l'Hédonie avant bien longtemps, et encore, si vous le méritez...

     

     

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    -      Gustav Pims : C'est inouï ! Je suis heureux d'être avec vous, mais j'aurais aimé avoir la possibilité du choix, même s'il était évident !

    -     Bernache Oyatoviche : Ce n'est même pas la question ! On m'exile, on me déporte ! C'est inadmissible ! Je veux parler à une autorité compétente !

    -     Clématitsia Mouettovna : Un jour, Bernache Oyatoviche, vous comprendrez qu'on peut faire le bien des gens qu'on aime à leur insu. Auriez-vous préféré être arrêté après la défaite, jugé et condamné par ceux qui se pourlècheront de vous dépecer après avoir si longtemps, et avec profit, rampé sous votre domination ?... Vous refuserez donc une seconde chance ? 

    -      Bernache Oyatoviche : "Les gens qu'on aime" ?...

     

     

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    -     Gustav Pims : Pourquoi, Clématitsia ? Pourquoi m'avoir enlevé avec lui ? Comment voyez-vous notre avenir ?

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Pourquoi ? Parce que j'en ai marre d'être une jeune fille bien élevée, une cruche passive et courtoise qui ne contrôle rien de sa vie où tout se décide comme si elle n'était pas là... Je ne veux pas penser à l'avenir, que ce soit avec toi ou avec toi, je vous dis "tu", ok ? Je ne veux pas choisir, je ne veux pas me demander qui, quand, comment, vers où, ce que vous étiez, êtes ou serez fiers de faire pour moi, je veux juste vivre le présent. Le PRESENT, Messieurs ! Et je veux la paix, même entre vous. Saurez-vous vous rendre assez aimables envers moi et relever ce défi ? 

     

     

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    -      Bernache Oyatoviche : Jamais je n'ai dit que vous, que tu étais une cruche !

    -      Gustav Pims : Je ne comprends pas bien... Merci de me permettre de retrouver ma famille dans un nouveau lieu paisible, mais nous ?... Lui et moi, on doit faire quoi ? Tu veux nous mettre en compétition pour te conquérir ?

     

     

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    -      Clématitsia Mouettovna : Non... Vous êtes tellement différents que vous en êtes désespérément complémentaires... Je suis bien obligée de faire avec ça. Je ne veux pas de gagnant ou de perdant. Au final, je vous veux tous les deux, et c'est à vous de vous arranger pour savoir comment : jours pairs et impairs, en me jouant pacifiquement aux cartes si vous voulez, aux dés ou au Monopoly, par ordre alphabétique, en quinconce ou tête-bêche, je m'en fous. Mais en attendant, vous allez me lâcher la grappe pendant quelques semaines et faire comme tous les autres : Vous allez vous mettre au boulot et cultiver notre nouveau Jardin Secret ! Plus vous serez occupés, mieux ça sera !

     

    Maintenant, barrez-vous. Je dois rencontrer le Grand Protecteur... Ah oui, au fait ! Ici, c'est moi qui commande, je suis la Reine Clématitsia, donc l'autorité compétente, c'est moi, Bernache Oyatoviche. Le nouveau pays s'appellera la Chocomagne, vous êtes désormais des Chocomands. Le Docteur Quatre-Cèdres et Madame Pims Mère seront mes ministres, le Capitaine Blattenko est nommé Chef de la Sécurité de la colonie et de ses 86 premiers habitants...

    Pas d'objection ?

    C'est cool.

     

    Eh oui... Il aura fallu tout ça pour comprendre qu'on peut tout recommencer, mais autrement... Alors... Remontez dans la boîte, mes doux amis, le Jardin vous attend. Jouissez de votre nouvelle vie et... A bientôt ! 

     

     

     

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    Ainsi s'achève l'aventure de Clématitsia Mouettovna, en cet étrange été.

    La vie sourit enfin à notre jeune dame de Cour trop gourmande et pleine de bontés.

    Il avait fallu tant de rage, de furie, d'armes, de sang et de calories,

    Hélas, pour arriver à ce beau dénouement qui nous fait tous envie. 

     

    Nous la laissons maintenant avec ses deux soupirants,

    Tous trop petits pour apercevoir la plage et le couchant ;

    L'histoire se clot sur cette image poétique, rosie d'espoirs de liberté,

    Et sur la renaissance d'un mini-monde que nous vous supplions de ne point déranger... 

     

     

    FIN

     

     

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    (3 belles photos de www.mincoin.com)

     

     

     

     

     


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  • "Dioramaho"

    Courez voir ce blog d'une richesse incoyable, alimenté par un passionné qui ne semble pas avoir fixé de limites à sa passion. En plus de sa remarquable collection de bâtiments, voitures, camions, véhicules militaires ou personnages miniatures (une collection qui vit, puisqu'il la met en scène dans des histoires), il nous fait découvrir de nombreuses réalisations de par le monde, en particulier à l'échelle 1/87ème. Dioramas ferroviaires, militaires, de villes ou de travaux publics, expos, mondes imaginaires, Legos et Playmobils dans toutes les mises en scène possibles, fictions, oeuvres d'architectes, artistes et photographes qui travaillent sur ce sujet, etc...

     

    Et pour le personnage de Jimini Holmes, créé par "Lou", l'auteur du blog Dioramaho, voici un site qui lui est consacré : http://jiminiholmes.over-blog.com/

     

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    (photos extraites du blog de Jimini Holmes).


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    Comme il y a deux ans et demi, j'ai fait signer à Jimini Holmes un contrat pour une nouvelle petite prestation dans mon monde personnel. On imagine, en voyant les épisodes de cette série (il en est à la 56ème "saison"), l'immense travail de préparation que cela suppose... Cette petite histoire est donc un hommage :)

     

    CLAP DE FIN

     

    C'était un des ces jours de printemps où un les volcans islandais explosent sous la glace et répandent leurs particules sur toute l'Europe. A nouveau, le trafic aérien avait été suspendu, depuis 3 jours.

    A Louland, Jimini Holmes trépignait : Il était attendu pour un séminaire de détectives à Dunkerque et il avait toute la France à traverser. Mais un tuyau était arrivé jusqu'à son oreille... Dans la banlieue de la ville, une nouvelle compagnie privée venait d'obtenir un agrément et mettait en service un appareil très spécial, insensible à cette chafouine pollution.

     

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    Le terrain ne payait pas de mine. Il se trouvait au bout d'un chemin de terre, entre une grange et un puits. Mais Jimini Holmes ne se démonta pas pour si peu. Seules lui importaient trois choses : 1- Partir; 2 - Voler, 3 - Arriver à Dunkerque.

     

     

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    -      Jimini Holmes : Mazette ! C'est quoi comme appareil ?...

     

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    -      Jimini Holmes : Votre vol inaugural se rend à Dunkerque, m'a-t-on dit. C'est une chance incroyable, c'est là que je vais !

    -      L'agent d'escale : Oui, Monsieur. Tout a été fait pour vous faciliter les choses !

     

     

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    -      L'hôtesse : Bienvenue à bord Monsieur. Exceptionnellement, pour notre premier vol commercial, c'est un général à la retraite qui va vous conduire à votre siège !

    -      Jimini Holmes : Euh, j'en suis honoré...

     

     

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    -      Jimini Holmes : ...Je suis impressionné ! Mais il n'y a pas grand monde...

    -      Le général : C'est un vol très spécial. Ne soyez pas inquiet, tout se passera bien.

     

     

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    -      Le général : Mesdames et Messieurs, nous allons décoller. Veuillez attacher etc... Evacuation et procédures en cas d'urgence, etc aussi. Nous atteindrons Arrochelle dans 50 minutes. La C.I.A. vous souhaite un agréable voyage.

     

     

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    -     Les gens : Merci, Mon Général !

    -     Jimini Holmes : ?...

     

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    -      Jimini Holmes : Arrochelle ? Qu'est-ce que c'est ? On va toujours à Dunkerque, non ?

    -      Le magicien Antonitali : Oui, mais vous avez un léger détour à faire, rien de dramatique. Vous êtes attendu dans une autre dimension de l'espace et du temps, une autre dimension tout court d'où vous verrez le vaste monde sous un angle qui vous surprendra... Vous ferez une expérience de vie inoubliable quand le vortex inter-mondes s'ouvrira. Rassurez-vous, je me suis occupé de tout, tout ira bien. Pourquoi ça n'irait pas ?

    -      Jimini Holmes : Euh... Un isntant, je vous prie.

     

     

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    -      Jimini Holmes : Excusez-moi... Il y a un hippie assis à côté de moi et il m'inquiète un peu...

    -      L'hôtesse : Pardon, Monsieur ?... Ah, mais non, ce n'est pas un hippie ! C'est un magicien. C'est lui qui vous a influencé pour prendre ce vol et qui est chargé de vous conduire à bon port. Je vais vous demander de regagner votre place, Monsieur, n'ayez aucune espèce d'inquiétude. Je vais bientôt distribuer du café et de la lecture. Général...

    -      Le Général : Je vous en prie, par ici, Monsieur...

     

     

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    -      Antonitali : Vous voulez mon magazine ? Je le connais déjà par coeur.

     

     

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    -      L'hôtesse : Mesdames et Messieurs, nous allons à présent activer le transfert interdimensionnel. Merci de nous excuser pour la gêne occasionnée.

     

     

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    -      Jimini Holmes : Oulah !! Je me sens tout chose, tout à coup ! Qu'est-ce qui se passe ?!

     

     

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    -      Antonitali : LES FILMS ET LES SERIES TELE DES GRANDS VEULENT NOUS FAIRE CROIRE QUE LE FRANCHISSEMENT D'UN VORTEX ELECTROMAGNETIQUE, POUR VOYAGER DANS LE TEMPS OU AILLEURS, EST UN TRUC QUI SE FAIT TRANQUILLOU, EN QUEQUES SECONDES !!! EN REALITE, CA PEUT PRENDRE DES HEURES, C'EST TRES-TRES BRUYANT ET CA PICOTE DE PARTOUT !!! MAIS LA, ON EN A POUR 30 MINUTES, TOUT AU PLUS !!! DETENDEZ-VOUS !!!

    -      Jimini Holmes : Ah...

    -      Antonitali : PARDON ??

    -      Jimini Holmes : NON, JE DISAIS "AH" !!!

    -      Antonitali : AH !!!

     

     

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    Le voyage se termine enfin...

     

     

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    -      Jimini Holmes : Pardon ! pardon ! Pardon !

     

     

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    -      Le Comissaire : Bonjour Monsieur Holmes. Soyez le bienvenu dans notre monde miniature d'Arrochelle, près de Berck. Nous sommes désolés de ce contretemps, mais toutes les dispositions ont été prises pour que vous puissiez poursuivre votre voyage, le moment venu. Je suis le Commissaire Alfort Mabon, chef de la police, et voici Madame Beeetty Matheson, consultante pour les opérations très spéciales. Voulez-vous bien suivre ?

    -      Jimini Holmes : Bonjour Monsieur... Madame... Aaah... Vous ressemblez beaucoup à...

    -      Beeety Matheson : A Ciiindy Watson ? Oui, je la connais. Je suis son double astral miniature dans cette dimension.

    -      Jimini Holmes : Le "double" de Ciiindy ?... C'est le cas de le dire...

    -      Beeetty Matheson : Ne soyez pas grossier. Allez, en voiture, ça va être l'heure.

     

     

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    -      Jimini Holmes : L'heure pour quoi ? Où allons-nous ?

    -      Le Commissaire Mabon : Nous quittons la serre qui abrite notre ville. Notre destination est dans le jardin, dans le potager et tout près de la haie qui le clôture au sud. Un endroit un peu isolé, mais qui a beaucoup à nous apprendre. Et nous avons besoin pour ça de votre expertise.

     

     

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    -      Jimini Holmes : Bon... J'ai bien compris que cette histoire est bizarre et invraissemblable, et moi-même, je me sens encore plus bizarre qu'au naturel... Mais quand même, pouvez-vous me donner un bout d'explication ?...

     

     

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    -      Beeetty : Mais certainement. Comme vous l'avez compris, nous avons fait en sorte de vous attirer dans cette dimension, le Monde Miniature d'Arrochelle. Ne me demandez pas par quel mécanisme, c'est de la magie. Quel que soit le temps que vous passerez ici, rassurez-vous, vous ne serez pas en retard à votre séminaire. Vous arriverez à Dunkerque quelques secondes après avoir quitté Louland...

     

     

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    (La serre qui abrite la cité miniature d'Arrochelle, au coeur de cet étrange jardin berckois... Au premier plan, l'autoroute "la Transjardinière" et le carrefour de la Porte Rouillée)

     

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    -      Jimini Holmes : C'est une bonne chose. Ce que je déteste dans les voyages, c'est le fait de voyager. J'aime juste arriver là où je vais...

     

     

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    -      Beeetty : Quelqu'un d'autre est arrivé avant vous, il y a cinq mois de ça. Nous avons de bonnes raisons de penser que cet individu, qui est rapidement devenu un notable influent dans notre jardin secret, vient de chez vous. Oui, cela fait longtemps que nous suivons vos aventures... Il semble s'être bien implanté dans la zone industrielle qui est au coeur du potager. 

     

     

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    -      Commissaire Mabon : Nous craignons qu'il ne se livre à quelque méchant trafic, ou qu'il nourrisse un projet encore bien pire.

     

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    -      Jimini Holmes : Qu'est-ce que j'ai à y voir ? Qui vous dit que je le connais ? 

     

     

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    -      Commissaire Mabon : C'est ce que nous voudrions vérifier avant de vous en dire plus...

     

     

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    -      Beeetty : Il y a deux semaines, l'endroit s'appelait encore le "M's". L'enseigne a ensuite révélé le vrai visage du propriétaire.

    -      Jimini Holmes : Vous m'emmenez en boîte ?!...

     

     

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    -      Jimini Holmes : Mais... Mais-mais-mais... Moriarty ?!...

     

     

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    -      Beeetty : Le voilà, sur le balcon. Ce club lui appartient et ça devient très hype... C'est un peu son show room mondain.

     

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    -      Jimini Holmes : Pas de doute, c'est bien lui... Incroyable ! Il est donc partout !... Qui est la femme avec lui ?

    -      Beeetty : Katryn Auburn : La plus grande actrice de notre mini-monde. Très grosse fortune, aussi. Sa famille possède la moitié de la colonie miniature de Brocéliande.

     

     

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    -      Moriarty : ...Tiens, tiens... Holmes...Quelle agréable non-surprise...

     

     

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    -      Katryn Auburn : Qu'y a-t-il, mon petit Momo en sucre ?

     

     

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    -      Commissaire Mabon : Katryn Auburn et lui ont annoncé leurs prochaines épousailles et leur départ pour Paris. Chaque année, les Grands organisent là-bas une vaste exposition consacré au modélisme, aux mondes miniatures. C'est l'occasion pour nous d'organiser des rencontres secrètes avec d'autres peuples lointains. Les délégations emmenées par leurs Grands Protecteurs se retrouvent à un endroit précis du Salon, la nuit. Cette année, l'actrice va tourner un film dans un décor de train helvétique... Ou limougeaud, je ne sais plus... Votre Moriarty a pris à bras-le-corps ce vieux projet de Katryn et a convaincu toutes les autorités de le soutenir.

     

     

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    -      Jimini Holmes : Je vois... La dernière chose à faire serait de permettre à Moriarty d'élargir son champ d'action ! Avec la fortune de Katryn Auburn et ses nouvelles relations, il peut faire beaucoup de dégâts dans le mini-monde après avoir échoué dans le grand !

     

     

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    -      Jimini Holmes : Je souhaite rester près de ce bouge pour le garder à l'oeil.

    -      Beeetty : Il y a un hôtel dans le village...

    -      Jimini Holmes : Et il me faudra une voiture, aussi, une qui a de la gueule !

    -      Beeeetty : Euh... Il y en a en libre service devant la mairie. Maintenant, de la gueule, je ne vous promets rien...

     

     

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    -      Beeetty : Rassurez-moi... Vous n'avez pas l'intention de revenir seul cette nuit ?...

    -      Jimini Holmes : Je le connais trop bien... Ni lui ni moi ne redoutons la confrontation, mais... J'aviserai... Retrouvez-moi à l'hôtel demain matin.

     

     

    A l'hôtel de Parmentières, plus tard dans la nuit.

     

     

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    -      Moriarty : Monsieur Holmes ! Quel étrange plaisir de se retrouver en un tel endroi! C'est tellement inattendu ou presque !

     

     

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    -      Jimini Holmes : Votre plaisir a l'air bien solitaire, Professeur Moriarty. Où sont les gens ? C'est devenu une soirée privée ?

    -      Moriarty : Hélas, elle sera bientôt privée de vous aussi. Votre destin ce soir, Holmes, aura été de rapetisser jusqu'à rejoindre le néant...

     

     

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    -      Jimini Holmes (il pense) : Anticipation : Je fais un pas latéralement sur ma gauche, en réaction, il en fait un aussi...

     

     

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    -      Jimini Holmes : Feinte de crochet du droit pour le faire reculer sur la carpette, il trébuche à cause de la marche derrière lui et son équilibre est précaire pendant deux secondes trois-quart ; je tire sur la carpette, il tombe la tête orientée au nord-est, il tente un balayage du pied à droite, je pivote en double-piqué et pied gauche sur sa face de raie pendant qu'il se relève, explosion de sa cloison nasale, aveuglement temporaire, et....

     

     

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    -      Jimini Holmes : ...Et il est parti... Moriarty !!

     

     

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    -      Voix de Moriarty : Attrape-moi si tu peux ! Peux... peux... peux... peux... peux... peux...

     

     

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    PAF !!!

    -      Jimini Holmes : AÏE !!

     

     

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    -      Jimini Holmes : Oulah-oulah-oulah !!!

     

     

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    -      Jimini Holmes : Noooon !!

     

     

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    -      Jimini Holmes : Aaaaah, ça fait longtemps que j'ai pas fait ça !!

     

     

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    -      Jimini Holmes : Moriarty !! Tu es en état d'arrestation !!

     

     

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    -      Jimini Holmes : Tu vas t'arrêter, j'te l'dis !

     

     

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    -      Jimini Holmes : AAAAAAAH !!!

     

     

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    -      Katryn Auburn : Momo chéri ! Aide-moi !

    -      Moriarty : Désolé, ma chère ! Mais je viens de me rappeler que j'ai d'autres projets sur le feu ! Au revoir ! J'irai voir ton film... S'il sort un jour !

     

     

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    -      Jimini Holmes : Pouah !! Vous êtes cernés !! Je vous arrête tous !!

     

     

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    -      Jimini Holmes : Cornegidouille !!

    -      Katryn Auburn : Momo ?...

     

     

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    -      Moriarty : Avant de partir, faisons un peu le ménage. 3... 2... 1...

     

     

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    Au petit matin, bureau du Commissaire Mabon.

     

     

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    -      Commissaire Mabon : Il s'est fait la malle et c'est bien regrettable... Selon toute évidence, le Gecko avec lequel il s'est enfui était un appareil porté disparu avec son pilote il y a trois mois, lors d'une mission au-dessus de la Baie d'Authie. Moriarty l'a bien trafiqué : plus de transpondeur, pas même de signature radar, il peut être parti n'importe où et nous n'avons aucun moyen de le localiser...

    -      Jimini Holmes : Moriarty a toujours eu plusieurs cordes à son arc. Il réapparaîtra un jour ou l'autre... Dans un monde ou un autre également. Que devient Madame Auburn ?

    -      Beeetty : Pour le film, c'est mort. Aussi mort que son amour pour le professeur. Là, elle est fortement dépressive depuis 4h12 ce matin et elle est partie en cure de désintoxication pré-alcoolique.

     

     

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    -      Jimini Holmes : Je suis navré, Commissaire, l'affaire a tourné court. Mais au moins, vous êtes débarrassés de Moriarty, et toutes ses activités étranges dans votre monde ont été percées à jour. J'avais une question, qui n'a rien à voir : Madame Matheson, est-ce que j'ai moi aussi un mini-double astral à Arrochelle ?

    -      Beeetty : Euh, oui, en effet... Mais il ne vous ressemble pas tant que ça... Il ne nous aurait pas été d'un grand secours dans cette affaire... Ni dans aucune autre, d'ailleurs. C'est pourquoi ont est allé vous chercher. Il joue demain soir au Appfel-Kirsch Theâtre. Profitez-en pour prendre quelques petites vacances ici, avant de repartir dans votre dimension !

    -      Jimini Holmes : Il joue ?...

    -      Beeetty : Eh oui... Jiminao do Brazil !

     

     

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    -      Jiminao do Brazil : Allez !!! Cherchez bonheur, mes amis !!! SAMBA !!!

     

    Mon truc en plumes
    Plumes de panthère
    A milliardaires
    Mon truc en plumes
    Ça fait rêver
    Mais c'est sacré
    Faut pas toucher.

     

     

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    Aaaaah  aaaah aaaaaah... Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! 


    Mon truc en plumes
    Viens mon brigand
    Dormir dedans
    C'est pas sorcier
    Viens l'essayer
    J'vais t'faire danséééééééééééééééé...

     

     

    FIN


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